Interview de Guillaume Beauxis (Team Salomon espoir)

 
 
 
 
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© Ouest France.fr : Guillaume vole vers l’arrivée…

 

1er au trail de Guerledan (58 kilomètres), 4ème à Lyon Urban Trail, 8ème au Marathon du Mont Blanc, voilà quelques résultats du jeune Guillaume Beauxis, membre du Team Espoir Salomon. Dans cette interview, nous y parlerons de son team, de l’argent dans le trail, de l’arrivée du minimalisme dans le trail, de Kilian Jornet…et bien sur de Guillaume 🙂
 
 
 
 
 

 
 

Retranscription texte de l’interview de Guillaume Beauxis :

 

Jean Marc : Bonjour et bienvenue sur le blog Testeur-Outdoor. Aujourd’hui je reçois Guillaume Beauxis du Team Espoir Salomon. Bonjour Guillaume.

Guillaume Beauxis : Salut, Jean Marc.

Jean Marc : Alors, peux-te présenter aux lecteurs et aux auditeurs du blog pour commencer?

Guillaume Beauxis : Donc, je m’appelle Guillaume Beauxis. J’ai 23 ans. J’habite dans les Hautes Pyrénées, à Tarbes. Je fais partie du Team Espoir Salomon depuis l’année dernière.

Jean Marc : O.K. Alors, dans ta fiche C.V. qu’il y a sur ton blog, il y est marqué que tu es technicien contrôleur tridimensionnel. Cela consiste en quoi?

Guillaume  Beauxis : Tout à fait! Je contrôle…ce sont des machines à mesurer en fait, pour contrôler des pièces, des pièces d’usinage, des pièces d’aéronautique, essentiellement, Donc, voilà! C’est vraiment dans la mécanique.

Jean Marc : D’accord! Par rapport aux sports, tu as des horaires aménagés ou tu as des horaires, normal on va dire?

Guillaume Beauxis : Je travaille de matin. Ça me permet d’avoir les après-midi de libre, vers 14 heures. Donc, ça me permet de m’entraîner un peu plus facilement.

Jean Marc : Donc tu as dit que tu es membre du Team Espoir Salomon depuis un an maintenant. Comment tu as intégré ce team?

Guillaume Beauxis : Bien, en fait, j’ai passé les sélections qui ont eu lieu, donc en septembre dernier, à Annecy. Et, donc, on était environ une vingtaine, vingt, vint-cinq jeunes. Donc, on a fait une sélection sur trois jours avec plusieurs formats de course des montées sèches, des Rando Courses, et également des petits questionnaires pour découvrir un peu nos personnalités et ce que l’on voulait faire dans le trail. Et, à l’issue de ce stage, donc, on a été quatre à être retenus et j’ai eu la chance de faire partie de ces quatre.

© Le pape-info.com : Le team espoir au complet

Jean Marc : Super! Et depuis quand tu pratiques le trail?

Guillaume Beauxis  : Je pratique le trail depuis maintenant deux ans quasiment, plus de deux ans, mais vraiment sérieusement, depuis deux ans.

Jean Marc : O.K. Comment tu as fait pour découvrir cette pratique sportive parce qu’avant j’ai regardé sur ton blog, tu faisais du rugby?

Guillaume  Beauxis : J’ai fait du rugby depuis tout petit. C’est un peu, bon, c’est dans la culture un peu maloquée. Bon, c’est un sport qui véhicule des valeurs, tout ça, qui m’a toujours beaucoup plu. En fait, c’est un copain. J’ai essayé une course un peu par hasard. Il m’a dit : « Allez! Viens! On va tester! On va faire ça! » Donc, j’ai essayé et je me suis pris au jeu. Ça m’a beaucoup plu. Je suis retourné sur une ou deux et après, j’ai vu que, voilà, j’avais quand même des possibilités. Puis, le rugby commençait un peu….J’en faisais depuis tout petit. J’avais envie un peu de changer. Donc, j’ai essayé. Voilà. Je me suis pris au jeu. J’ai arrêté le rugby et j’ai tout consacré au trail.

Jean Marc : Donc, si tu as arrêté le rugby, qu’est-ce qui te plaît dans le trail? Qu’est-ce que tu retrouves du rugby dans le trail? Quelles sont les valeurs que tu aimes bien dans le trail?

Guillaume Beauxis  : Les valeurs, c’est, le dépassement de soi déjà, arriver à…, c’est-à-dire donner le maximum. C’est …. Après, on retrouve des valeurs d’amitié, il y a un état d’esprit qui me plaît beaucoup, quoi, si on veut. Personne ne se prend la tête. Les meilleurs côtoient les moins bons. Y a pas de champion. Y a pas de sous, enfin, du moins encore. Donc, voilà. Ça véhicule des valeurs qui me plaisent beaucoup. Et puis au-delà de ça, c’est dans la montagne. C’est un cadre que j’ai toujours apprécié. Et, voilà! Pouvoir évoluer dans cet environnement comme ça, faire du sport dans cet environnement, c’est magique.

Jean Marc : Bien dit! D’ailleurs, tu parlais, je n’avais pas prévu cette question, mais bon, tu en as parlé un petit peu. Tu as parlé des primes qui arrivent dans le trail. Tu en penses quoi, toi? Pour un bon comme toi, enfin, un futur bon, ça peut être intéressant non, quand même?

Guillaume  Beauxis : Oui, c’est sûr! C’est vrai que quelque part, ça serait un peu une récompense parce que, bon, il ne faut pas se leurrer, on s’entraîne quand même pas mal. Ça prend sur nos vies personnelles. Après, bon on le veut. Après, j’ai peur qu’il ne faudrait pas que ça mène au dopage C’est toujours un peu lié. Souvent, c’est vrai qu’on parle des cas des sous dans un sport, après on parle de dopage. Donc, je ne sais pas. Quelque part, c’est vrai que ça serait une juste reconnaissance un peu parce que, bon, on passe quand même du temps. C’est difficile. Il faudrait voir un peu comment ça réagit. J’ai peur qu’on y vienne dans quelques années parce que plus on voit le nombre de trails il y a, plus le niveau quand même s’élève. Donc, je pense qu’un jour ou l’autre, on va bien être obligés bien y aller. Déjà, à l’étranger, en Italie, en Espagne, ils le font déjà. Donc, je pense qu’en France un jour ou l’autre on va y avoir droit, c’est sûr.Après, il faudra voir comment ça se passe.

Jean Marc : Quels sont les obligations et devoirs d’un coureur du Team sport Salomon? Parce que j’imagine que vous avez signé un contrat au départ. Donc, du coup, il doit bien y avoir obligations et devoirs, on va dire.

Guillaume  Beauxis : Oui, disons que le but du jeu c’est un peu…enfin nous, cette année, on a essayé de courir sur le challenge de Salomon Endurance Run. C’est un peu le contrat qu’on nous avait donné, quoi, pour représenter la marque sur le challenge. Après, voilà, on se doit de véhiculer la marque, d’avoir un bon état d’esprit, puisque bon avant tout, on représente la marque. Et puis, voilà. Après, l’année prochaine, je pense que ça sera un peu le même programme, toujours sur le challenge. Bon, heureusement, ça change un peu donc je ne prévois pas faire les mêmes courses. Voilà! Sinon, après, on est quand même assez libre de choisir nos courses, quand même. Ce n’est pas si contraignant que ça !

Jean Marc : D’accord. Et combien de temps on est à Espoir chez Salomon?

Guillaume  Beauxis : Là, on est parti pour un contrat de trois ans. Donc, il en reste deux. On verra à l’issue.

Jean Marc : Bien. Côté palmarès, toi, tu commences à te faire connaître, notamment avec quelques victoires et quelques belles places aux courses du challenge Salomon. Tu as gagné le trail de Guerlédan sur la distance de 58 km. Comment un petit gars des Pyrénées se retrouve à courir en Bretagne?

Guillaume  Beauxis : Bien, c’est une course qui faisant partie du challenge. J’y étais. Vous savez, je dois avouer que ça ne m’attirait pas particulièrement. Bon, je préfère quand même les montagnes. Bon, la Bretagne, c’est plutôt plat. Mais au final, bon, j’ai joué le jeu. J’y étais. Au final, c’est vrai que c’est un trail qui m’a beaucoup plu. Déjà, ce qui m’a le plus marqué, c’est l’état d’esprit des gens. C’est la première fois que je voyais autant de monde sur une course. On voyait des gens un peu partout qui nous suivaient à un endroit, qui était à un autre. J’ai vraiment senti un engouement de la population, quoi, autour de ce trail. Et puis, mine de rien, il y a pas de montagnes, mais ça monte, ça descend, ça monte, ça descend. Au bout de 50 km, ça commence à faire mal aux pattes un peu. C’est joli quand même. C’est autour d’un lac. Il y a de beaux paysages. C’est que des singles. Au final, c’est vrai que j’y ai été sans vraiment… Ça ne m’attirait pas particulièrement, mais je crois que c’est une des plus belles courses que j’ai faites de l’année, au final. Donc, je suis vraiment content d’y avoir participé.

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Jean Marc : Quel était ton objectif sur cette course et quand as-tu commencé à entrevoir la victoire comme une fin possible?

Guillaume  Beauxis : Bien déjà, c’était 58 km, c’était la première course aussi longue que je faisais. Jusqu’à présent, je m’étais contracté sur des marathons, 40, bon, maximum. Donc, là, je ne savais pas trop comment j’allais réagir. Je sais quand même que l’endurance, je pense que c’est une distance quand même où j’ai le meilleur potentiel. Donc, je suis parti doucement. Il faut dire que la course n’est pas partie très vite non plus. Donc, j’ai suivi le rythme, sans prendre les devants, en étant bien. C’est à partir du 30ème à peu près que… bon, je connaissais la fin, la fin est assez, au fil assez cassant, donc, je me suis dit, voilà, je commençais à être vraiment bien, de bonnes jambes. Je sentais que j’étais dans un bon jour. Donc, après, voilà, j’ai dépassé Jaffre au, je crois que c’était à l’avant-dernier ravitaillement. Après, j’ai géré, j’ai géré ma course jusqu’au bout. Ça a été quand même assez difficile le dernier, mais bon, j’avais une avance assez conséquente ce qui fait que j’ai pu gérer sur la fin de course.

Jean Marc : Donc, c’est bien! Christophe Malardé, qui fait partie du Team Salomon, est aussi ton entraîneur, je crois. Que t’apporte-t-il?

Guillaume  Beauxis : En fait avec Christophe, quand j’ai intégré le Team Espoir, j’avais déjà un entraîneur, en fait. C’est Marc Jouanolou qui habitait à côté de chez moi. C’est également mon kiné, kinésithérapeute, et c’est lui qui me faisait les programmes. En fait, la relation Marc et Christophe, c’est maintenant la relation pour me faire les programmes ensemble parce que ça m’embêtait de dire à Marc : «Bon, désolé, maintenant je vais voir ailleurs.» On s’est toujours bien entendus. Ça a bien marché. C’est lui qui m’a amené au niveau auquel j’étais. Donc, moi, je voulais qu’ils fonctionnent ensemble. Ça a plu également à Christophe. Donc maintenant, c’est hyper complémentaire, quoi. J’ai quasiment deux entraîneurs qui font nos programmes. C’est tout bénef. pour moi

Jean Marc : Oui. Tout à fait! Quelle est la semaine type d’entraînement pour toi?

Guillaume Beauxis  : La semaine type, je fais beaucoup de vélo déjà bon l’été et après du ski alpinisme, l’hiver. Tout ce qui est volume, je le fais plutôt en vélo. J’essaie d’enchaîner aussi des sorties vélo en faisant des petites courses à pied derrière pour courir avec la fatigue mais, tout ce qui est qualitatif, je le fais à pied. Tout ce qui est vma, seuil, essayer de le faire à pied, pour tout ce qui est qualitatif.

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Jean Marc : Quel est ton entraînement favori et celui que tu aimes le moins?

Guillaume Beauxis : Bien, ce que je préfère c’est le Rando Course, quoi, sorties longues en montagne, se faire plaisir. Après, quand les jambes sont bonnes, tous les entraînements sont bons. C’est facile. Quand les jambes sont un peu dans le dur, c’est sûr que c’est plus difficile. Après, j’aime bien les sorties en groupe, en vélo aussi, les copains, ça change un peu de courir tout seul. Voilà, discuter. C’est toujours sympa.

Jean Marc : Étant dans l’équipe du Salomon, tu utilises donc leur équipement. Peux-tu nous dire ce que tu préfères comme matériel, notamment dans les chaussures de trail et dans les sacs à dos?

Guillaume  Beauxis : Ce que je préfère, c’est vrai que dans les chaussures, je pense qu’ils sont en train un peu de changer de type de chaussures. On voit de plus en plus de chaussures minimalistes. Vous savez comme les Sense. C’est une chaussure hyper légère. C’est vraiment une super chaussure, mais je pense qu’il faut vraiment les réserver à tout ce qui est course parce que, faut quand même se protéger. C’est quand même des chaussures qui ont très peu d’amortie. C’est sûr qu’elles sont hyper légères. Quand on les met dans les courses, on a l’impression de voler. Faut les garder pour les courses. C’est vraiment de très bonnes chaussures. Après les sacs, les deux modèles sont très bien. On les sent pas une fois qu’on les a dessus. C’est vrai qu’on fait comme avec. C’est vraiment de super produits. Je courais déjà, avant d’être dans le Team Salomon, j’aimais beaucoup le produit Salomon. C’est tout bénef. d’être sponsorisé par eux.

Jean Marc : D’ailleurs, on parlait du minimalisme. Et puis, ça tombe bien, puisque c’est la question qui suit. Donc, tu as anticipé. Qu’est-ce que tu en penses de ce phénomène qui grandit, qui grandit? Tu penses que c’est vraiment approprié pour le trail?

Guillaume  Beauxis : C’est vrai que ça fait un peu peur quand même parce que comme j’ai dit, ça va pour des coureurs de 60 kilos. Déjà, si on fait 80, courir avec des chaussures comme ça, il ne faut pas s’allumer quand même, il faut se protéger. Je pense que n’importe qui ne peut pas courir avec un équipement minimaliste, comme ça. Vous savez que…des fois, ça fait un peu peur quand on voit des vidéos de Kilian Jornet qui a vu le Mont Blanc avec un petit sac à dos en descendant en chaussures de trail. Disons, qu’il faut vraiment prendre conscience de l’exploit que c’est. Ce n’est pas à la portée de tout le monde. Malheureusement, quand on voit sur les vidéos, on a l’impression que c’est facile. Faudrait pas tomber dedans et il qu’il y ait quelques accidents. Ça serait fâcheux.

Jean Marc : Tout à fait! D’ailleurs, tu parlais des sacs à dos. Sur le blog Salomon, lors du dernier trail de Guerlédan, j’ai vu une photo où tu étais plutôt léger en matériel. Tu avais un porte-bidon.

Guillaume  Beauxis : Oui, j’avais un porte-bidon, oui. Y avait pas même de ravitaillements donc, où on pouvait recharger facilement. En plus, mes parents me suivaient sur le ravitaillement, donc, c’est pour ça que j’ai préféré partir avec un bidon.

Jean Marc : Est-ce que  quand on appartient au Team Espoir Salomon, on participe à l’évaluation des produits et aux tests des nouveaux produits?

Guillaume  Beauxis : Pas encore moi, enfin, du moins cette année, on n’a pas été sollicité. Enfin, on m’a demandé un peu mon avis sur les chaussures, sur les chaussures de Trail Salomon Sense. J’ai essayé les Mantra aussi. C’est une paire qui va sortir l’année prochaine. Je les ai essayées sur le GRP un peu. Donc, on nous demande un peu notre avis, mais pour l’instant, on ne participe pas encore à l’élaboration de produits.

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Jean Marc : D’accord. Alors, côté produits énergétiques, tu utilises GO2 Nutrition. Depuis combien de temps tu les utilises et pourquoi eux?

Guillaume  Beauxis : Chez GO2, en fait, ils nous ont proposé un partenariat à l’issue de la sélection qu’on a faite pour entrer dans le Team Espoir. Donc, ils nous ont proposé un partenariat. Je les ai testés, bien justement à l’occasion de ce weekend, pour la sélection. Ça m’a plu. Il y a une gamme bio. C’est des produits qui me vont bien. J’ai essayé. C’est vrai que ça me plaît, quoi. C’est sain. C’est des bons produits. Voilà!

Jean Marc : Tu es plutôt gels énergétiques ou les barres?

Guillaume  Beauxis : Je pense qu’il faut alterner un peu. Gels énergétiques, ça passe bien. Il ne faut pas en abuser. C’est vrai que niveau estomac, bon, il y a des gens qui les supportent mieux que d’autres. Moi, je les supporte plutôt bien. Ce que j’essaie de faire, c’est souvent de partir avec la boisson énergétique et de passer aux gels quand on passe à de l’eau pure, par exemple. Ça passe mieux, quoi! Parce que c’est vrai que de cumuler la boisson énergétique et les gels, souvent ça fait un peu lourd sur l’estomac. C’est qui est pas mal c’est de commencer à partir de la boisson énergétique, et puis après on peut couper avec un peu d’eau et continuer avec des gels et après renouveler et repartir sur la boisson énergétique. Ça permet de pas trop surcharger au niveau gastrique. Ça marche bien. Moi, je fonctionne comme ça souvent. Pour l’instant, ça m’a bien réussi jusqu’à présent.

Jean Marc : D’accord. Quand tu fais, par exemple, sur un trail comme celui de Guerlédan de 58 km, tu utilises combien de gels ou de barres sur un trail comme ça?

Guillaume  Beauxis : Sur un trail comme ça, je dirais qu’il faudrait utiliser un gel par heure, à peu près. Un gel par heure et après tout ce qui est solide, barres salées, c’est bien de couper au moins régulièrement. Moitié course, alors là c’est bien de passer un peu à du salé. Ça change. Bon après, pas beaucoup de fois, je dirais, entre un gel par heure environ, et au niveau barres, toutes les heures aussi quasiment. Une barre et un gel par heure, je dirais. Après il faut essayer de bien alterner le salé, de ne pas attendre d’être écœuré du sucré pour attaquer le salé. On peut attaquer le salé directement. Comme ça au moins, on est sûr de ne pas se dégoûter du sucré. C’est bien de couper dès le début.

Jean Marc : Qu’est-ce que tu utilises comme produit salé? Est-ce que tu es le genre à manger des cacahuètes ou des chips ou justement une barre salée d’une marque comme GO2, je crois qu’ils en font?

Guillaume  Beauxis : Oui, tout à fait! Ils font des Salt’Bars qu’ils appellent. C’est des barres salées. Moi, c’est ce que j’utilise. Je ne suis pas… Les cacahuètes et les chips, ça non, ce n’est pas trop mon régime habituel, déjà. Donc, sur une course, je ne vais pas utiliser ça.

© Site Go2 : Voilà la fameuse barre

 

Jean Marc : Tu devrais essayer les cacahuètes. Moi, j’ai essayé les cacahuètes. C’est pas mal.

Guillaume Beauxis  : Oui… c’est pour la prochaine, alors…

Jean Marc : Mais tu ne leur dis pas parce que je vais me faire engueuler, enfin…Alors, on continue. Quel est le format et le type de course que tu affectionnes?

Guillaume Beauxis : Bien, jusqu’à présent, je pense que les distances où je peux être le meilleur, ça serait entre 60 et 80 km, je pense. Le marathon me convient bien aussi. Minimum, je dirais que minimum c’est sur le marathon, je me sens bien; pour les distances inférieures où il faut taper un peu plus dedans, je pense qu’entre 40 et 80, c’est vraiment le genre de distances qui me plaît le plus. Après l’ultra trail, au-delà de 80, on a le temps d’y venir encore. Ça attire, c’est sûr. Je pense qu’on est jeune. On a le temps encore, une carrière devant nous. Il faut rester sûr de la distance raisonnable.

Jean Marc : D’ailleurs, quels sont tes objectifs, on va dire, à moyen terme?

Guillaume  Beauxis : Pour l’année prochaine?

Jean Marc : Pour l’année prochaine, notamment, oui?

Guillaume Beauxis : Déjà, il y a quelques trails que je n’ai pas participé. Par exemple, je pense, par exemple, aux Templiers. Je pense qu’en 2013, on ira faire un tour un peu pour voir un peu ça. Et après, je reste sur l’échec du GRP. Cette année, ça m’a resté à travers de la gorge. Donc, l’année prochaine,et puis, ça fera partie du challenge, donc, j’espère cette fois-ci bien figurer, un peu mieux que cette année.

Jean Marc : Quelle est la course que tu rêverais de faire ou les courses, s’il y en a plusieurs, que tu aimerais faire un jour, que tu vois ça très loin ou, un rêve ?

Guillaume  Beauxis : Bon, après, c’est sûr, tout ce qui est ultra-trail comme l’UTMB, ça fait rêver, c’est sûr, quand on voit. Mais, bon, pour l’instant, dans l’immédiat, non c’est, je suis beaucoup attiré par tout ce qui est skyrunning. Quand j’ai vu, par exemple, tout ce qui est marathon de skyrunning, c’est vrai que, bien technique. Quand on voit quelques courses, quelques vidéos, c’est vraiment, c’est des courses qui m’attirent pas mal, du haut dénivelé, bien technique, ça semble branché bien.

Jean Marc : Skyrunning, trail, tu marches un petit peu sur les traces de Kilian Jornet?

Guillaume  Beauxis : Oui, si on veut, oui. Mais, c’est vrai qu’avant tout moi, c’est quand même, c’est la montagne quand même que j’aime ! Donc, je suis attiré par ça, quoi, forcément. Quand c’est technique, du haut dénivelé, c’est là où je m’exprime le mieux, je pense. C’est là où je me sens le mieux, quoi! Je pense, c’est mon univers.

Jean Marc : Donc on ne te verra jamais sur un marathon des sables, par exemple?

Guillaume Beauxis  : Je ne pense pas, non. Faut jamais dire jamais. Mais bon, là, ça ne m’attire pas plus que ça, non.

Jean Marc : Donc, tu as dit que tu étais actuellement blessé. Tu peux nous en dire plus sur l’origine de ta blessure et sur son évolution?

Guillaume  Beauxis : Oui, en fait, j’étais blessé, comme je disais, sur le GRP. J’ai abandonné au GRP cet été sur une douleur au genou. Suite à ça, ça fait, j’étais blessé depuis cette période, quasiment pendant deux mois, quasiment deux mois et demi. Ils ont mis un peu de temps à trouver. En fait, j’avais une tendinite du fascia lata, qu’ils appellent. Donc, ça a été du repos pendant deux mois et demi, pas mal de kiné. J’ai essayé la mésothérapie aussi qui a bien marché sur ces dernières semaines. Et là, ça fait maintenant trois semaines que j’ai repris en douceur, tranquillement. Et là, je n’ai quasiment plus aucune douleur. Donc, voilà, c’est bon signe. Maintenant, Il faut se remettre dans le bain et retrouver la forme pour cet hiver. Il faut le faire.

Jean Marc : Quand on participe comme toi à beaucoup de courses, comme toi, que les entraînements sont physiques, tout ça… côté récupération, tu privilégies quoi?

Guillaume  Beauxis : Côté récupération, j’utilise pas mal d’électrostimulation. Donc, c’est un bon produit. Ça ne prend pas de temps. Le soir, devant la télé, on te le met. Ça permet de bien récupérer. Après, je fais pas mal de kiné aussi, de l’ostéo. Après, c’est une hygiène de vie, aussi. C’est tout ce qui est alimentation, bien boire, tout ce qui est hydratation, après quelques sorties de récupération, quelques boissons de récupération pendant les longues sorties. Un peu de protéines, quand on casse pas mal de fibres sur les sorties longues. Voilà. C’est vrai qu’il faut faire attention à la récupération. C’est aussi important que l’entraînement, quoi! Ça ne sert à rien de s’entraîner comme un mulet si derrière le corps ne récupère pas. On ne progressera pas. La récupération est tout aussi importante.

Jean Marc : Quel est le coureur que tu admires le plus et pourquoi?

Guillaume  Beauxis: Je vais revenir à Kilian. Bon, c’est vrai que ça va vous paraître un peu… bon, y a tout le monde qui l’adule un peu. C’est vrai que quand on voit ce qu’il fait, ça reste quand même exceptionnel. Quand on voit comment il enchaîne les courses. Y a personne qui le rivalise à pied. En ski, il est un peu plus titillé. Mais, bon à pied, il est intouchable. C’est vrai, quand on voit tous les formats de course, il est capable de gagner aussi bien sur un kilomètre vertical que sur un Ultra trail. C’est impressionnant. On peut que s’incliner. Je pense que c’est un grand Monsieur de ce sport, quoi! Ça, c’est sûr. C’est clair et net. Il n’y a pas à nier.

Jean Marc : Quand vous faites les stages Salomon ensemble, enfin vous êtes regroupés. Est-ce qu’il est là? Est-ce qu’il apporte son expérience?

Guillaume  Beauxis : Non. Pour l’instant, on a pas eu la chance de le voir. J’ai couru avec lui sur le marathon du Mont Blanc. Après, tout ce qui est stage, non, on l’a fait entre nous. Il y avait Christophe Malardé, également mon entraîneur. Après, on était que nous, les quatre du Team Espoir. Peut-être l’année prochaine. J’espère. On verra.

Jean Marc : En fait, le Team Espoir est à part, est un petit peu à part du Team Salomon normal?

Guillaume  Beauxis : Oui, c’est quand même deux Teams différents. C’est vrai que jusqu’à présent, on s’est pas trop, trop côtoyés. C’est assez dissocié.

Jean Marc : Le Team Salomon est en Chine, enfin une partie du Team Salomon est en Chine. Tu aurais aimé y être?

Guillaume  Beauxis : Oui, si on m’avait invité, j’aurais été. Oui, c’est sûr. Non, mais c’est vrai, mais on véhicule la même marque. Bien là, on se tient, on s’envoie pas mal de mails. Si on a besoin de conseils, ou quoi, ils nous répondent avec plaisir. Il faut prendre conseils, ils ont de l’expérience. Il faut prendre exemple sur eux. Il ne faut pas hésiter à leur demander conseil. C’est comme ça qu’on progresse aussi.

Jean Marc : Si tu n’avais pas été pris au Team Espoir, est-ce que tu te serais tourné vers une autre marque pour intégrer leur Team?

Guillaume  Beauxis : C’est difficile à dire maintenant que j’y suis dedans. Disons que c’est que vrai que Salomon c’était ma marque, j’avais essayé pas mal de produits, pour moi, c’était la marque numéro un, au niveau produits tout ça. C’était quand même ma marque de référence. C’est avant tout, mon rêve c’était d’entrer chez Salomon. Bon, ça a réussi. Tant mieux pour moi. Est-ce que j’aurais essayé d’aller ailleurs? Oui, si ça n’avait pas marché, je pense que oui. Pour l’instant, ça marche avec Salomon. Tant mieux pour moi. C’est ce que je préférais. Donc, voilà!. J’en profite.

Jean Marc : Alors, quand on va sur ton blog, on peut voir que le design est sympathique, et tout ça, avec une belle photo un petit saut à la Kilian Jornet, on va dire, sur un rocher. C’est toi qui fais ton blog?

Guillaume  Beauxis : Oui, c’est moi qui fais le blog. C’est une photo. Elle a été prise pendant le stage à Barcelonnette. Donc, on a notre attaché de presse à Salomon, qui est Robert Goin, qui nous a fait de très belles photos, dont celle qui est sur mon blog. C’est celle que j’ai mise en page d’accueil. C’est moi qui me fais mon site Internet. Bon, c’est vrai que maintenant, il faut connaître un minimum. Pour avoir un blog, ce n’est pas très compliqué, maintenant il faut l’entretenir. Faut mettre des articles régulièrement. Après, c’est convivial.

Jean Marc : Est-ce que tous les membres du Team ont leur blog aussi ou tu es un des rares à l’avoir?

Guillaume Beauxis : Non, non, Thibault en a un aussi, également, Cyrille. Je crois que Fabien n’en a pas.

Jean Marc : Encore une question pour toi, Guillaume. En étant sur ton blog, en regardant les partenaires, on voit qu’il y a aussi Suunto. Donc, j’imagine que tu dois avoir une belle petite montre, GPS?

Guillaume  Beauxis : GPS, pas encore. Ça sera pour l’année prochaine. Pour l’instant, on a le modèle T6D. On l’a eue cette année. L’Ambit, on l’aura pour la saison prochaine. Je l’ai utilisée juste sur le marathon du Mont Blanc. Jean-Michel Vincent qui me l’a prêtée pour l’essayer un peu en attendant l’année prochaine pour la tester. Ça a l’air d’être un sacré produit.

Jean Marc : Et, sinon, donc, tu utilises uniquement Suunto. Tu n’utilises pas de GPS quand tu fais des randonnées en montagne?

Guillaume Beauxis : Il y a un système qu’ils appellent le système «Foot POD» avec un petit récepteur qu’on met sur la chaussure et c’est relativement précis au niveau kilomètres. C’est vrai que ça rivalise avec le GPS. J’y croyais pas trop moi, au début. Donc, on le calibre sur une piste d’athlétisme. C’est vrai que ça marche bien, même en montagne. C’est vrai que la foulée n’est pas la même. On fait des plus petits pas. Mais malgré cela, on arrive à avoir des distances qui sont très précises. Je dirais presqu’aussi précise que des GPS, quoi. Du coup, je n’ai plus l’utilité d’un GPS. Je me sers que de ça.

Jean Marc : Donc voilà! L’interview s’achève. Un petit mot de la fin Guillaume?

Guillaume  Beauxis : Merci à tous déjà de m’avoir écouté. Merci à toi pour l’interview! Et puis, voilà, j’espère à la saison prochaine! Bonne préparation à tous pour cet hiver et puis, à la saison prochaine!

Jean Marc : O.K. À bientôt, Guillaume!

Guillaume  Beauxis : Merci! À bientôt!

Si cet interview vous a plu, n’hésitez pas à le dire sur Tweeter ou Facebook 🙂

Et en cadeau, j’ai trouvé sur le web, une interview de Guillaume à l’arrivée du Trail de Guerlédan (faites actualiser la page si la vidéo n’apparait pas ) :

 

 

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J’espère que cette interview vous a plu. Si vous avez des questions pour Guillaume, vous pouvez les poser içi…

 

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About the Author Jean Marc

Coureur et trailer avec une expérience de plus 25 ans d'expérience. Entraineur FFA 1er niveau et Triathlon BF5. TC du BEES. Formation de base nutrition certifiée CPD. Nous souhaitons vous aider à progresser en course à pied, à franchir un cap et à ressentir les bienfaits de cette pratique sportive.

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