Trail de Guiscriff

 

Le Trail des 2 vallées de Guiscriff (56) , le 20 Mai 2012

 

Voilà bientôt 3 mois que je ne cours pratiquement plus à cause d’une « grosse » entorse de la cheville droite. Après un mois en béquille, j’ai repris par de petites sorties en endurance pour finir la semaine précédent le trail,  à pouvoir courir 1 heure sans trop ressentir ma cheville. En fait, ça tire sur le tendon interne de la cheville mais le gros de la douleur est passé. Je fais également des exercices de préopréception et de la kiné 1 fois par semaine.

 

des coureurs parsemés dans le village

 

C’est ma femme qui a eu l’idée d’aller participer à ce trail organisé par ? Dans le village de ? dans la campagne bretonne. Elle sur le 24 kilomètres et moi sur le 14 kilomètres, allez c’est décidé. Je préfère reprendre prudemment et tout doucement la compétition surtout que je ne suis pas au top physiquement et que ma cheville n’est pas non plus complètement rétabli.

C’est vrai que l’annonce de la course sur Yanoo.net est sympathique :

 » 2 Parcours sont proposés : 14 kms et 24 kms . Les 2 tracés empruntent des bois, des chemins et des vallées magnifiques peu connues du grand public .  Au mois de Mai, ils n’en seront que plus beaux avec les odeurs et couleurs printanières!!! « 

 

 Avant Course

 

D’ailleurs, avant la course, je décide de la strapper. Ce trail s’annonce plutôt humide car la veille, le samedi, il a plu toute la journée et comme nous habitons à 30 kilomètres du départ, je peux déjà anticiper sur les conditions du terrain. J’ai d’ailleurs opté pour les chaussures Salomon  XR Mission, un collant skin d’un blanc pétant, d’un haut manches courtes, d’une casquette et du sac à dos Salomon S-Lab 5L avec une poche rempli à 1l (et 2 gels).

 

ça papote ça papote

 

Le jour de la course, le temps est clément, déjà il ne pleut pas et les températures sont agréables. Le départ du 14 kilomètres est retardé de 15 minutes à cause d’un trop grand nombre d’inscrits sur place. Nous serons environ 160.

Les trailers du 24 kms sont déjà partis depuis 20 minutes. J’ai commencé à trottiner un petit peu en guise d’échauffement. Comme d’habitude, je remonte le circuit à l’envers et à la sortie du village, en entrant sur les chemins je peux voir ce qui va nous attendre : de la boue, des grosses flaques, des appuis glissants, bref tout ce que le breton aime.

 

Vous en voulez de l’eau ???

 

Le départ approche. Je me positionne sur l’avant du peloton. Oh, rassurez vous je ne cherche pas à jouer les leaders, je veux juste filmer les premiers mètres…

Le speaker annonce que le départ aura lieu dans cinq minutes, je sors mon téléphone, commencer à préparer la vidéo, et pour je ne sais quelle raison, hop !!!! c’est parti !!!! Et là surprise pour beaucoup, je dirais tous les coureurs et coureuses d’ailleurs, car cela fait même pas 2 minutes avant la précédente annonce. Bref dans la panique, pas de vidéo, tout a loupé. Et puis il est plus facile de rejeter la faute sur le speaker héhéhé…

 

Oula ca part aussi vite que des formules 1 !

Le rythme est rapide, je tarde pas à me faire dépasser de tous les cotés. Il faut dire que je sais que je suis limité et que je préfère prendre une allure de croisière plus sereine. Le premier kilomètre se fait sur route, le temps pour nous de sortir du village et d’emprunter un chemin forestier. Ce chemin est humide mais pas très technique. Je fais attention aux appuis à cause de ma cheville.

 

ça va glisser je vous dis…

 

Le chemin devient alors moins évident, avec des levés de genoux pour enjamber troncs et branches.

Un peu plus loin, notre course est ralentie à cause « d’obstacles naturels » dus aux pluies des précédents jours : un passage assez épuisant où on est obligé de marcher car là, la boue est la reine et par moment on s’enfonce jusqu’au genoux. Certainement un marécage. Les organisateurs ont essayé de limiter les dégâts en mettant en place des palettes de bois. Bonne idée, cela permet de souffler et même si ce n’est pas sur tout cette portion difficile, c’est mieux que rien. Un coureur y laissera même sa chaussure. Je vous rassure, il a pu reprendre son chemin après une petite pêche improvisée 🙂

A la sortie de cette zone marécageuse, une petite descente avec une légère remontée a travers les champs nous fait à nouveau rentrer dans les bois. Nous allons passer  plusieurs petits cours d’eau, et si la plupart des coureurs essayent de sauter par dessus, pour ma part, je passe en courant dessus. Cela permet de nettoyer les chaussures et du même coup, j’ai pu constater que les chaussures Salomon ??? évacuent très vite l’eau. Après quelques bosses, on attaque une bonne montée, toujours dans les sous bois, qui durera 5 minutes. Je la ferais en alternant course et marche.

 

Promenons nous dans les bois…

 

On arrive au premier ravitaillement du 6/7ème kilomètre. J’en profite pour resserrer les lacets des chaussures au cas où on est encore une traversée de marécage. Je ne prend rien à ce point de ravitaillement, j’ai bu mais ma poche a eau a encore de la marge.

Le temps est clément, certes il n’y a pas un bleu azur dans le ciel, c’est plutôt alternance entre nuages gris…et nuages gris. Mais il ne pleut pas.

 

Un petit coup d’eau

Trail Breton = Trail humide ?

 

Après un petit bout de route, nous retournons dans les bois avec de nombreux passages en devers. J’ai un peu peur pour ma cheville mais elle tient. Une ou deux traversées de rivière, et quelques bosses, nous avons encore une nouvelle grosse montée qui nous fait sortir de la forêt, longer des champs et emprunter un peu de route avant de rejoindre le deuxième ravitaillement. Il s’agit d’un point d’eau commun aux deux parcours du jour.

Nous sommes un petit groupe de 5 à 6 coureurs, à se suivre et à s ‘échanger les places au gré des difficultés et de la forme de chacun. Je discute même avec un ou deux traileurs. On papote bien sûr de la course, de celles à venir pour chacun, de nos entrainements et bobos…

 

Je vais te croquer depuis que je t’ai en visu !

 

Ma montre GPS indique alors qu’il reste 3 kilomètres. Je décide d’accélérer comme au bon vieux temps, tout en commençant à consommer un gel. Ce que je peux dire, c’est que le bon vieux temps, il est loin derrière et qu’il y a du boulot héhéhé.

Néanmoins je lâche le groupe et un seul coureur s’accroche. Tous les deux, commençons même à remonter quelques coureurs loin devant. Cette portion là est sur des chemins très peu techniques, et assez larges, et en léger faux plat descendant de surcroit. On retrouve une petite portion de route lorsque des bénévoles nous indiquent de touner à droite toute ! 

Il y a un temps pour courir…et un autre pour glisser !

Là, nous retrouvons le chemin que j’avais exploré à l’échauffement. Donc en résumé, de grosses flaques, un sol très glissant, de la boue…Je décide de courir dans les flaques ou dans le léger filet d’eau présent sur le chemin. Mais lorsque l’on rattrape un coureur, il faut bien le doubler, et donc, quitter le petit ruisseau.

Et que se passe t il lorsque je quitte la partie «  ruisseau «  en faisant un pas sur le coté pour me retrouver sur la partie glissante et boueuse, tout en essayant de garder sa vitesse de fin (bon c’est vrai une faible vitesse je le reconnais) ?

 

Alors belle glissade non ? 🙂

 

Je vous le donne dans le mille, je fais une belle glissade. Et qui s’arrête pas juste à l’endroit de la chute, non non je fais les choses bien et à fond, je vais continuer à glisser sur 3 à 5 mètres. Heureusement sans gravité pour moi, je me relève avec l’aide des autres traileurs et nous repartons à travers flaques et boue.

A la sortie du sentier, nous rentrons alors dans le village et je finirais le parcours en 1h21 minutes environ. Certes mon temps est loin d’être exceptionnel, ma cheville me tiraille toujours, mais que c’est bon de remettre un dossard sur le maillot. Et en plus, ce chrono est aussi ma sortie course à pied la plus longue depuis début février !

 

Parfois, il faut peu pour se sentir « revivre », pour se motiver pour l’avenir.

 

Et vous ? Vous avez déjà eu des glissades comme la mienne ? C’était la première fois que je glissais sur autant de longueur 🙂  Racontez moi cela dans vos commentaires en dessous !

 

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About the Author Jean Marc

Coureur et trailer avec une expérience de plus 25 ans d'expérience. Entraineur FFA 1er niveau et Triathlon BF5. TC du BEES. Formation de base nutrition certifiée CPD. Nous souhaitons vous aider à progresser en course à pied, à franchir un cap et à ressentir les bienfaits de cette pratique sportive.

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