L’essentiel à retenir : courir par temps froid, ça se gagne avec la progressivité. Allonge l’échauffement, démarre très facile 10–15 min, et garde la séance “dure” seulement si le sol est sûr. En hiver, tu progresses surtout avec la régularité et une intensité bien dosée, pas en forçant l’allure.
Courir en hiver, ce n’est pas “juste courir pareil avec une couche en plus”. Le froid change tes sensations, ton échauffement, et surtout la façon dont tu dois doser l’intensité pour éviter la blessure.
Dans cet article, tu vas voir comment adapter tes séances running et trail pour continuer à progresser : quelles intensités viser, comment structurer ta semaine, et quels formats de séances privilégier quand les conditions compliquent tout.
- 5 avantages cachés des entrainements hivernaux (vidéo)
- Pourquoi courir en hiver aide ta progression (endurance, force, technique) sans te blesser
- Régularité en hiver : l’objectif d’entraînement (tenir la charge sans surcharger)
- Intensité par temps froid : repères simples (RPE, souffle, fréquence cardiaque)
- Pourquoi on a le souffle court lorsque l’on va courir en hiver (vidéo)
- Base aérobie en hiver : ce que tu construis pour courir mieux au printemps
- Échauffement pour courir en hiver : protocole simple avant route et trail
- Technique de course en hiver : allure, respiration, sécurité sur terrain glissant
- Plan d’entraînement en hiver : organiser ta semaine (2 à 5 séances)
- Séances clés en hiver : fartlek, côtes, technique (route et trail)
- Courir en hiver : L’erreur FATALE à éviter !!! (Vidéo)
- Remplacer une séance dehors : alternatives d’entraînement (tapis, vélo, renforcement)
- Gestion de la charge en hiver : récupérer, éviter fatigue et blessures
- En résumé : courir en hiver pour progresser durablement et sans se blesser
L’hiver te casse souvent le rythme : foulée plus courte, muscles raides, motivation qui s’éteint dès que la météo fait la gueule… et au printemps, tu as l’impression de recommencer à zéro. Hiver Gagnant, c’est l’antidote : un plan simple et froidement efficace pour continuer à courir, progresser et rester solide quand la saison complique tout.
Concrètement, tu apprends quoi faire, comment le faire, et surtout comment éviter les pièges typiques de l’hiver(échauffement intelligent quand il fait 3°C, renfo qui t’aide au lieu de t’achever, foulée plus stable, gestion de l’effort et de la motivation). Résultat : tu traverses l’hiver avec constance… et tu arrives au printemps déjà prêt(e) pendant que les autres redémarrent.
Astuce du Mentor :
Choisis une seule règle simple dès le départ : “Je sors, même pour 20 minutes.” Avec Hiver Gagnant, ces sorties courtes deviennent intelligentes (au lieu d’être “juste pour culpabiliser moins”), et c’est souvent ça qui fait toute la différence sur 8 à 12 semaines.
5 avantages cachés des entrainements hivernaux (vidéo)
Pourquoi courir en hiver aide ta progression (endurance, force, technique) sans te blesser
Tu te demandes peut-être si ça vaut vraiment le coup de sortir quand il fait froid. Oui, mais pas pour “faire le dur”. Courir en hiver te force à revenir à l’essentiel : construire une endurance solide, renforcer ton corps avec des efforts maîtrisés, et travailler ta technique sur des terrains moins réguliers.
Bien dosé, c’est une période idéale pour progresser sans te cramer, à condition de respecter deux règles : monter en intensité progressivement et choisir des séances adaptées aux conditions du jour.

Régularité en hiver : l’objectif d’entraînement (tenir la charge sans surcharger)
En hiver, le vrai objectif d’entraînement, c’est la régularité, pas l’héroïsme. Tenir la charge, ça veut dire enchaîner des semaines propres, avec des séances majoritairement faciles et une intensité limitée mais bien placée. C’est comme ça que tu consolides ton endurance et que tu évites le combo classique “trop vite + trop froid + trop raide” qui finit en douleur.
Concrètement, tu gagnes en progression quand tu acceptes d’adapter : si les conditions sont mauvaises, tu raccourcis, tu simplifies, ou tu remplaces la séance prévue. Ce n’est pas reculer, c’est protéger la continuité. Et la continuité, c’est ce qui fait monter ton niveau sur plusieurs mois, surtout en running et en trail.
Intensité par temps froid : repères simples (RPE, souffle, fréquence cardiaque)
Par temps froid, le piège n’est pas “de manquer de motivation”, c’est de mal doser l’intensité. Tes sensations peuvent être trompeuses : muscles raides au départ, souffle qui pique, fréquence cardiaque qui réagit différemment selon le vent, l’humidité et la tenue. Du coup, le bon réflexe, c’est de te baser sur des repères simples plutôt que sur l’allure :
- RPE (effort perçu) : en footing, vise un effort facile (tu pourrais durer longtemps sans te cramer).
- Souffle / test de parole : tu dois pouvoir parler en phrases complètes en endurance. Si tu hachètes, tu es déjà trop haut.
- Fréquence cardiaque : accepte qu’elle puisse monter plus vite au début ou dériver selon les conditions. Si ta FC s’envole pour une allure habituelle, ralentis et reviens sur une intensité confortable.
En pratique : en hiver, tu gagnes plus à faire beaucoup de facile bien contrôlé et peu d’intense bien choisi (quand le terrain est sûr) qu’à forcer des allures “comme d’habitude”.
Ton système cardiovasculaire est aussi plus sollicité, ce qui est excellent pour améliorer ton endurance de fond sur le long terme. Le cœur apprend à travailler plus efficacement sous la contrainte thermique. Tu développes un moteur plus robuste pour tes futures courses.
Pourquoi on a le souffle court lorsque l’on va courir en hiver (vidéo)
Base aérobie en hiver : ce que tu construis pour courir mieux au printemps
Vois l’hiver comme une période de construction indispensable, pas comme une saison morte. Ceux qui coupent complètement perdent leurs acquis et repartent de loin au printemps. Toi, tu consolides tes bases pendant qu’ils régressent.
Maintenir une base d’entraînement hivernal permet d’arriver en forme olympique dès que la saison des courses reprend. C’est un avantage concurrentiel énorme sur ceux qui sortent d’hibernation. Tu auras trois mois d’avance sur le peloton.
La progression, ce n’est pas une ligne droite, c’est une courbe qui suit ta vie. L’hiver est une phase de travail de l’ombre, essentielle pour les pics de performance futurs. C’est maintenant que tes records se jouent.
Échauffement pour courir en hiver : protocole simple avant route et trail
OK, tu as compris l’intérêt. Maintenant, le vrai sujet, c’est comment t’entraîner en hiver sans te griller ni te blesser. Et ça commence avant même de sortir : ce que tu fais dans les 10 premières minutes conditionne toute la séance.
Pourquoi l’échauffement doit être plus progressif en hiver
Le froid fait baisser la température des tissus et ça change la mécanique dès les premières minutes : tu te sens “raide”, tu as moins de relâchement, et les appuis sont moins propres. Le problème n’est pas le footing facile. Le problème, c’est d’envoyer trop vite de l’intensité quand ton système muscle-tendon n’a pas encore retrouvé sa souplesse et sa coordination.
Ce n’est pas une image : quand la température baisse, la raideur augmente. Par exemple, une étude a montré qu’un refroidissement local pouvait augmenter la rigidité du tendon rotulien (Alegre et al., 2016, European Journal of Applied Physiology).
Plus raide = moins tolérant aux changements brutaux de contrainte, surtout sur accélérations, côtes, relances et descentes en trail.
Donc l’objectif de l’échauffement en hiver, ce n’est pas “faire joli”. C’est de remettre progressivement la machine en amplitude et en contrôle : montée en régime lente, allure facile au début, puis seulement ensuite (si le terrain est sûr) tu montes l’intensité. Règle pratique : plus il fait froid, plus tu étales la progressivité avant la partie rapide de la séance.
Routine au chaud (10–15 min) : l’échauffement avant de sortir courir
Le secret, c’est de commencer la première partie de l’échauffement à l’intérieur. Tu n’as besoin que de 10 à 15 minutes chez toi. C’est suffisant pour faire monter la température corporelle.
Il ne s’agit pas de transpirer à grosses gouttes. Ton but est d’activer la circulation sanguine dans les muscles qui vont travailler. Garde ton énergie pour la suite.
Voici quelques exemples d’exercices dynamiques :
- Montées de genoux sur place
- Talons-fesses
- Jumping jacks (sauts avec écarts latéraux des bras et des jambes)
- Rotations des bras et des chevilles
- Quelques squats au poids de corps

Dehors : 10–15 min en endurance facile avant toute intensité
Une fois dehors, ne pars surtout pas bille en tête. Les 10 à 15 premières minutes de ta course font encore partie de l’échauffement. Considère cela comme une transition obligatoire.
Commence par une course très lente, calée sur une endurance fondamentale basse. Ton corps doit s’acclimater progressivement à l’air froid. Ne force surtout pas l’allure.
C’est seulement après cette phase que tu peux augmenter l’allure. Tu atteindras ton rythme de croisière en sécurité. Tu es enfin prêt pour le corps de ta séance.

Technique de course en hiver : allure, respiration, sécurité sur terrain glissant
Allure en hiver : pourquoi ralentir et comment garder une séance efficace
C’est le point qui frustre beaucoup de coureurs. Oui, tu vas courir moins vite en hiver, et c’est normal. Le froid rigidifie les muscles, le corps dépense de l’énergie pour se réchauffer, et le rendement est moins bon.
Lutter contre ça est contre-productif. Tu augmentes le risque de blessure et tu te crées une frustration inutile.
Accepter de courir moins vite en hiver n’est pas un aveu de faiblesse, mais une preuve d’intelligence. Le corps se protège, et le vrai gain se fait sur l’endurance et la régularité.
Respiration par temps froid : réduire l’irritation et mieux gérer l’effort
Par temps froid, l’air est souvent plus sec et peut irriter les voies respiratoires, surtout quand la ventilation augmente à l’effort. Résultat : toux, gêne respiratoire, sensation de brûlure dans la poitrine ou besoin de ralentir plus tôt que d’habitude. Chez la majorité des coureurs, ça reste surtout inconfortable — mais chez certains profils sensibles (asthme, hyperréactivité bronchique), la réaction peut être plus marquée.
L’objectif n’est pas de “forcer malgré tout”, mais de rendre l’air inspiré moins froid et moins sec. Sur les allures faciles, essayer d’inspirer davantage par le nez aide déjà à réchauffer et humidifier partiellement l’air avant qu’il n’arrive dans les bronches.
Dès que l’intensité monte ou que la respiration nasale ne suffit plus, utilise un cache-cou ou un tissu couvrant la bouche : il agit comme un petit échangeur de chaleur et retient l’humidité de l’air expiré, ce qui rend l’air inspiré suivant plus supportable. C’est cohérent avec des travaux comme ceux de Bolger et al. (2011, Journal of Applied Physiology), qui montrent qu’un air inspiré plus chaud et plus humide réduit la réaction bronchique à l’effort en environnement froid et sec.
En pratique : si tu sens que le souffle devient inconfortable ou irrité, baisse l’intensité, reviens sur une allure facile et privilégie les séances qualitatives uniquement quand les conditions sont favorables. L’objectif en hiver n’est pas de lutter contre le froid, mais d’adapter l’effort pour garder des séances utiles et bien tolérées.
Foulée sur verglas/neige : cadence, appuis, consignes de sécurité
Sur sol potentiellement glissant (feuilles mortes, plaques de givre, neige tassée), la priorité absolue est d’éviter la chute. Oublie la performance.
Adapte ta foulée. Raccourcis-la, augmente légèrement ta cadence et essaie de poser le pied plus à plat, juste sous ton centre de gravité. Pense à un pingouin qui marche sur la glace.
Sois vigilant, regarde où tu poses les pieds et anticipe les zones à risque. La concentration est une part de l’entraînement.
Plan d’entraînement en hiver : organiser ta semaine (2 à 5 séances)
Maintenant que tu sais comment te préparer et comment courir, voyons comment organiser ta semaine d’entraînement pour que l’hiver soit une vraie période de progrès, et non de stagnation.
Volume vs intensité en hiver : quoi privilégier selon ton niveau
L’hiver n’est pas la saison idéale pour accumuler un volume énorme. Le corps est déjà soumis à rude épreuve par le froid. Mieux vaut privilégier des séances plus courtes mais plus qualitatives.
L’objectif est de maintenir les acquis et de travailler des points spécifiques. C’est la période parfaite pour se concentrer sur ses faiblesses et construire une base solide sans risquer le surentraînement.
Endurance fondamentale en hiver : repères d’intensité et erreurs à éviter
La majorité de ton entraînement pour courir hiver comme été devrait se faire en endurance fondamentale (EF). C’est l’allure où tu es en totale aisance respiratoire, capable de discuter sans peine.
C’est moins traumatisant pour l’organisme, le risque de blessure est faible, et c’est la meilleure façon de développer ton système aérobie, la base absolue de toute performance en course à pied.
Séance qualité en hiver : seuil, côtes ou fartlek selon les conditions
Pour ne pas perdre en vitesse, il est bon de conserver une séance « difficile » par semaine. Cela peut être une séance de VMA courte, de seuil, ou de côtes pour renforcer la puissance.
Attention, cette séance doit être réalisée dans de bonnes conditions : pas par grand froid, sur un terrain sûr, et après un échauffement impeccable. C’est la clé pour savoir comment courir plus vite au retour des beaux jours.
Semaines type : 2, 3, 4 séances (running + trail)
Voici à quoi pourrait ressembler une semaine équilibrée pour un coureur intermédiaire réalisant 3 à 4 séances.
| Jour | Type de séance | Détails/Intensité |
|---|---|---|
| Mardi | Séance de Qualité | Ex: 8x400m à VMA avec récupération longue, ou 3x8min au seuil. À adapter selon le terrain. |
| Jeudi | Endurance Fondamentale | 45-60 min en aisance respiratoire totale. |
| Samedi | Sortie Longue | 1h15-1h30 en intégrant quelques variations d’allure (type Fartlek léger) si les conditions le permettent. |
| Autre jour | Repos ou Cross-Training | 30-45 min de vélo d’appartement ou de natation pour la récupération active. |
Séances clés en hiver : fartlek, côtes, technique (route et trail)
Une structure hebdomadaire, c’est bien. Mais pour ne pas sombrer dans la monotonie et continuer à progresser, il faut savoir pimenter ses séances. L’hiver est le moment parfait pour redécouvrir certains types d’entraînements et courir l’hiver avec envie.
Fartlek en hiver : formats simples et progressifs (sans piste)
Oublie le chrono et la piste gelée. Le Fartlek, ou « jeu de course » en suédois, est parfait pour l’hiver. Le principe : alterner des phases rapides et lentes au feeling, en utilisant le terrain.
C’est moins rigide qu’une séance de VMA classique et beaucoup plus ludique. Ça permet de travailler toutes les allures sans la pression des chiffres.
Idées de Fartlek hivernal :
- Accélérer entre deux lampadaires, puis récupérer jusqu’au prochain.
- Sprinter en haut d’une petite butte, puis redescendre.
- Maintenir une allure soutenue sur une portion de chemin bien dégagée.
Côtes en hiver : séance type, intensité, récup, adaptation trail
L’hiver est la saison reine du renforcement musculaire. Et quoi de mieux que les séances de côtes pour ça ? C’est du renforcement spécifique et gratuit.
Choisis une côte pas trop longue (entre 30s et 1min d’effort) et surtout, non glissante. L’objectif est de travailler la puissance musculaire et l’efficacité de la foulée, pas de finir aux urgences.
La récupération se fait en descendant tranquillement. C’est l’une des facettes de ton entraînement à ne surtout pas négliger, comme expliqué dans cet article sur courir en côtes.
Technique en hiver : éducatifs + lignes droites en sécurité
Profite des sorties en endurance pour intégrer un peu de travail technique. Après l’échauffement, trouve une zone plate et sûre.
Fais quelques éducatifs (montées de genoux, talons-fesses en avançant…) pour améliorer ta foulée. C’est un investissement payant sur le long terme.
Termine par quelques lignes droites : des accélérations progressives sur 80-100m, sans sprinter, pour garder du dynamisme dans ta course.
Courir en hiver : L’erreur FATALE à éviter !!! (Vidéo)
Remplacer une séance dehors : alternatives d’entraînement (tapis, vélo, renforcement)
Malgré toute la bonne volonté du monde, il y a des jours où la sagesse commande de rester au chaud. Mais rester au chaud ne veut pas dire ne rien faire.
Quand éviter de courir dehors : conditions à risque et seuils simples
Il faut être lucide face aux éléments. Tenter de courir hiver par -15°C avec un vent glacial ou sur une route verglacée n’est pas de la bravoure, c’est de l’inconscience pure.
Le risque de chute brutale, d’hypothermie ou de gelures est bien réel. Aucune séance ne vaut une blessure stupide qui t’arrête net pour des semaines entières, ruinant ta progression.
Fixe-toi des limites claires dès maintenant. Par exemple : « en dessous de -10°C ressenti » ou « en cas de verglas avéré », l’entraînement se fait en intérieur sans discussion. C’est ça, être pro.
Tapis en hiver : comment faire une séance utile (allure, inclinaison, durée)
Beaucoup de coureurs détestent le tapis, je sais. C’est monotone, oui, mais c’est un outil formidable pour réaliser des séances de qualité en toute sécurité quand dehors, c’est l’enfer.
C’est l’idéal pour une séance de VMA parfaitement calibrée ou un travail au seuil sans les aléas du terrain et de la météo. Tu contrôles absolument tous les paramètres de l’effort.
Pense à mettre une légère inclinaison (1 à 1.5%) pour compenser l’absence de résistance à l’air et te rapprocher des conditions extérieures. Ça change tout au ressenti musculaire et cardiaque.
Entraînement croisé : quoi remplacer et comment doser sans nuire à la course
L’hiver est la période parfaite pour l’entraînement croisé et sauver ta saison. Il permet de maintenir ta condition cardiovasculaire au top tout en laissant tes articulations de coureur au repos complet. Tu évites l’usure mécanique tout en bossant le moteur, c’est une stratégie gagnante sur le long terme.
Vélo d’appartement, spinning intense, natation ou elliptique… Les options sont nombreuses pour varier les plaisirs. Choisis une activité qui te plaît vraiment pour garder la motivation intacte durant ces mois gris.
Une séance de cross-training peut remplacer une sortie en endurance fondamentale ou s’ajouter comme séance de récupération active. C’est tout bénéfice pour ton volume global sans les chocs du bitume.
Gestion de la charge en hiver : récupérer, éviter fatigue et blessures
La technique, les séances, la sécurité… on a couvert le physique. Mais le plus grand obstacle en hiver, il est souvent entre tes deux oreilles. Parlons de la motivation.
Objectifs d’hiver : viser la régularité et la progression (pas les records)
Tu penses battre ton record sur 10 bornes par -5°C ? Oublie. Chercher la performance pure en plein mois de janvier est le ticket express pour l’épuisement ou le dégoût total.
Ton mot d’ordre cet hiver, c’est la régularité. Cible trois sorties hebdomadaires plutôt qu’une allure spécifique. C’est un contrat avec toi-même bien plus tenable et satisfaisant sur le long terme.
S’inscrire à une petite course locale au retour des beaux jours change aussi la donne. Avoir une date précise en tête transforme chaque sortie glaciale en brique nécessaire à ta réussite.
Planification : routines simples pour tenir tes séances sans surcharger
La guerre contre le froid se gagne souvent dans ton couloir, pas dehors. Le véritable obstacle, c’est simplement de tourner la poignée de porte. Une fois lancé, le pire est passé.
Prépare ta tenue complète la veille au soir, bien en vue. Voir tes baskets et ton collant technique t’attendre crée une obligation visuelle immédiate. C’est une excuse de moins pour ton cerveau qui cherche le confort.
Autres trucs qui marchent :
- La règle des 10 minutes : pars en te disant que tu ne feras que 10 minutes. Souvent, une fois lancé, tu continues.
- Trouve un partenaire d’entraînement : c’est plus difficile d’annuler quand quelqu’un t’attend dans le froid.
- Prépare une playlist ou un podcast que tu adores et que tu n’écoutes qu’en courant.
Suivi des progrès : indicateurs simples (RPE, sensations, récupération)
Pour savoir si ton entraînement hivernal va dans le bon sens, inutile de te noyer dans les chiffres : quelques indicateurs simples suffisent pour suivre ta progression de façon fiable.
Le premier, c’est le RPE (effort perçu) : sur la majorité de tes footings, l’effort doit rester facile et régulier. Si, à allure équivalente, la séance te paraît plus fluide qu’il y a quelques semaines, c’est déjà un signal positif d’amélioration aérobie.
Ajoute à ça tes sensations corporelles : raideur au réveil, lourdeur des jambes, qualité de foulée sur les premières minutes. Si tu récupères bien d’une séance à l’autre — sommeil correct, fatigue qui redescend, absence de douleur persistante — c’est que ta charge d’entraînement reste bien tolérée.
Enfin, observe l’évolution sur le temps long : mêmes allures, même RPE, mais fréquence cardiaque plus stable et récupération plus rapide — ce sont des marqueurs cohérents d’une progression durable, particulièrement en running et en trail pendant l’hiver.
📘 Ebook complet : une stratégie hivernale claire, structurée, facile à appliquer (sans blabla)
🎥 Vidéos exclusives (8 à 10 min chacune) : foulée, crispations, renfo utile, charge d’entraînement, erreurs fréquentes en hiver
🧊 Bonus “Séances 4-4 Hivernales” : séances courtes, parfaites quand il fait froid, quand tu manques de temps, ou quand tu veux garder du rythme
🧠 Bonus “Programme NeuroMusculaire” + autres bonus à venir : contenu évolutif pour rester efficace sans te cramer
♾️ Accès à vie + mises à jour + support humain : tu poses tes questions, tu ajustes, tu repars avec un plan qui tient dans la vraie vie
Quand l’hiver s’installe, ce n’est pas juste “un peu plus froid”. C’est une saison où ton corps change de comportement : tu te crispes, tu poses le pied plus prudemment, tu raccourcis la foulée, tu t’essouffles plus vite… et ta motivation fond au moindre vent de face. Hiver Gagnant te donne une méthode simple pour reprendre le contrôle : tu sais exactement comment t’échauffer quand il fait vraiment froid, comment structurer tes semaines sans te fatiguer inutilement, et comment garder une foulée fluide au lieu de courir “en mode robot”.
L’idée est claire : ne pas survivre à l’hiver, mais l’utiliser comme une période de consolidation. Tu avances avec un guide concret + des vidéos courtes qui répondent aux vrais problèmes des runners et traileurs. Et avec les bonus de séances courtes, tu continues à bosser ton rythme et ton efficacité même quand tu manques de temps ou que la météo te donne envie de rester sous le plaid. Résultat : tu arrives au printemps avec une base solide, du tonus, et une confiance qui ne dépend plus de la météo.
Astuce du Mentor :
Fais ton “check 3 minutes” avant chaque sortie :
30 sec de respiration calme (tu baisses la crispation)
60 sec de mobilité hanches/chevilles (tu remets de l’amplitude)
90 sec de mise en route progressive (tu pars trop lent = tu te sens mieux = tu tiens ta sortie)
Tu réduis direct le mode “corps en bois”, et tu rentres plus vite dans une foulée propre.
Tu gardes une régularité d’entraînement même quand la météo te démotive
Tu réduis le risque de blessures liées au froid (raideur, crispations, surcharge mal gérée)
Tu stabilises ta foulée et ton efficacité quand ton corps “se ferme” en hiver
Tu optimises ton renfo pour qu’il serve vraiment la course, sans te cramer les jambes
Tu ressors au printemps avec du tonus, du souffle et de la confiance déjà en place
Ce programme n’utilise pas d’application téléphone ou tablette.
Les bonus “séances mystères” peuvent frustrer si tu veux tout voir détaillé avant d’acheter
Le support humain demande que tu poses tes questions : si tu ne l’utilises pas, tu passes à côté d’un gros morceau de la valeur
Ce programme te demande un minimum de régularité : si tu veux juste “attendre le printemps”, tu n’en tireras pas le meilleur
En résumé : courir en hiver pour progresser durablement et sans se blesser
Courir en hiver, ce n’est pas une parenthèse décorative dans ta saison, c’est une vraie phase de travail. Le froid t’oblige à respecter les bases : échauffement plus progressif, intensité mieux contrôlée, séances structurées en fonction du terrain et de la météo. Si tu joues le jeu, tu construis exactement ce qui fait la différence en running et en trail : une bonne base aérobie, un corps qui encaisse, et une charge d’entraînement régulière.
Garde en tête que ton objectif n’est pas “de prouver que tu es solide”, mais de sortir des séances utiles, bien tolérées, que tu peux enchaîner semaine après semaine. Accepter d’aller plus lentement, de simplifier une séance ou de la déplacer en intérieur quand les conditions sont mauvaises, c’est ce qui protège ta progression et ta santé sur le long terme.
En résumé : si tu adaptes ton échauffement, ton intensité et l’organisation de ta semaine, courir en hiver devient un levier clair pour progresser, pas un risque supplémentaire. Tu ne cherches pas la séance “héroïque”, tu construis un niveau supérieur pour le printemps et les courses qui comptent vraiment.
Auteur/autrice
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Préparateur Mental,
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Mentor des Sportifs et Sportives Motivés,
Entraineur FFA 1er Niveau.
Entraineur Triathlon BF5.
Titulaire du tronc commun du BEES.
Titulaire d'une formation de base nutrition certifiée CPD.
Auteur des livres « Le Manuel pour Courir Plus Vite » et « Le Manuel pour Perdre du Poids en Courant »
