Quels sont les pièges à éviter lorsqu’on choisit son miel ?

Bien choisir son miel est une évidence. C’est pour notre santé. Avec l’aide d’un professionnel, déjouons les pièges au moment de l’achat !

Il s’agit de la 2ème partie d’un interview réalisé dans le cadre du Mag des Coureurs.

La connaissance et l’utilisation de ce produit naturel par l’homme remonte aux temps les plus reculés.

Aliments des plus anciens de l’humanité, on lui reconnait aussi depuis la plus haute antiquité des propriétés médécinales préventives et curatives.

Et c’est recemment que cet empirisme a pu être expliqué et complété avec l’aide de nombreux chercheurs qui ont mené des études scientifiques.

Mais les temps modernes ont entrainé quelques dérives. Rentrons dans les détails.

Bien choisir son miel : la vidéo

Bien choisir son miel

Jean-Marc : ma question suivante, c’est quels sont les pièges à éviter lorsqu’on choisit un miel, dans un commerce ou ailleurs ? Il existe plusieurs sortes de miel. On voit souvent des miels produits hors Union européenne. Quels sont les pièges à éviter ?

Laurent : moi, je suis un pur et dur. Je défends nos apiculteurs français. Il faut savoir lire les étiquettes. Il y a deux choses à regarder. Je ne suis pas non plus dans le 100 % bio, si on connaît très bien un petit producteur. Souvent, en vacances, on se balade, il y a de petits producteurs qui vendent des miels directement à leur domicile.

On peut poser une question toute simple : demandez aux apiculteurs s’ils sont assez ouverts et s’ils prennent le temps de vous expliquer leur production, éventuellement d’aller voir leurs ruchers. Si les gens sont ouverts à ça, en général, il y a très peu de craintes que ce soit des miels qui viennent d’autres pays.

Et quand on est passionné et consciencieux dans son boulot, on ouvre son rucher. Ici, notre rucher est ouvert aux visites pendant toute la saison, tous les samedis, ce qui permet d’avoir de la transparence sur ce que l’on fait et montrer aux gens que l’on n’a rien à cacher, que notre miel vient vraiment de notre rucher, et pas d’ailleurs.

Vive le bio ?

Après, pour la lecture d’étiquettes, si on doit rester sur les labellisations bio, il y a maintenant deux logos : le logo AB qui est purement français, et vous avez la petite feuille européenne qui dit que c’est une labellisation bio au niveau européen. Il faut aussi lire en dessous de cette étiquette-là des lettres et des chiffres.

Si vous avez la lettre FR, c’est que ça vient de France. Donc là, il n’y a aucun souci, c’est labellisé bio et c’est français, vous pouvez y aller sans aucun problème.

On peut aussi trouver UE, ça veut dire que ça vient de l’Union européenne. Il faut savoir que les gros producteurs de l’Union européenne se trouvent en Pologne, en Bulgarie, etc. Le miel français représente moins de 30 % sur le marché. 70 % viennent de l’Union européenne, et hors Union européenne.

Et si vous voulez acheter d’autres miels qui viennent de hors Union européenne, vous prenez de plus grands risques, parce qu’on s’est aperçu que ce n’était même plus du miel, mais du sirop de glucose.

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Bien choisir son miel : français d’abord !

Très sincèrement, restez sur du miel français. Lisez l’étiquette AB, et si vous voyez en dessous FR bio, c’est que c’est français, vous pouvez y aller.

Si c’est Union européenne, méfiance parce qu’en termes de concentré de miel dans le pot, vous pouvez avoir l’addition de plusieurs récoltes, donc de plusieurs miels différents. Normalement, ça doit être indiqué quelque part sur le pot. Si vous prenez du français AB, il n’y a pas de mélange de miels. Vous pouvez y aller sans aucun problème.

Jean-Marc : hier, avant de faire cette interview, je suis allé regarder les étiquettes, il est marqué : miel hors Europe, mais ce n’est pas marqué si du fructose est rajouté.

Laurent : non effectivement.

Jean-Marc : ce n’est pas obligatoire de le marquer ?

Laurent : ce n’est pas une obligation. À partir du moment où ils ont la labellisation bio, ils ne sont pas obligés de mettre le contenu de ce qu’il y a à l’intérieur du pot. C’est censé être du miel. Quand je vais en magasin bio, je regarde les étiquettes des autres producteurs, notamment ceux qui viennent de l’Union européenne, des pays de l’Est.

Et j’ai vu de temps en temps que c’était l’addition de plusieurs récoltes. Ce n’est pas forcément d’un seul endroit, mais ça peut venir de Pologne, de différents endroits, de différentes régions. Vous aurez un miel avec plusieurs miels de différents ruchers. Normalement, ça doit être indiqué.

On sait que le miel devient de plus en plus rare. On sait que ça va devenir de plus en plus cher. Il y a aussi des gens qui fraudent. Il faut le savoir.

Bien choisir son miel : le mélange des miels

Jean-Marc : quand on fait un mélange de miels, c’est pour cacher quelque chose ?

Laurent : non, c’est simplement parce qu’il y a beaucoup de petits ruchers en Europe, comme en France. Vous avez dans le sud de la France beaucoup de petits apiculteurs. Je dirais qu’indirectement, c’est un peu comme le blé, les céréales, le vignoble, on fait des assemblages avec des vins différents.

Moi, je suis quand même plus partisan d’avoir un miel qui vient entièrement du même rucher, c’est idéal. Si on ne peut pas pour x raisons, parce qu’on n’a pas un apiculteur à côté de chez nous, ou ce n’est pas pratique, il ne faut pas non plus être négatif. Il y a des miels Union européenne avec différents assemblages, il vaut mieux prendre ça que du miel qui vient de Chine, et qui ne sera même pas du miel, mais du sirop de glucose.

Je suis très attaché au local, en termes d’indice carbone et de promotion des apiculteurs et des petits agriculteurs. Il faut acheter local au maximum, c’est l’essentiel.

La qualité des différents miels

Jean-Marc : une autre question sur la qualité du miel. Qu’est-ce qui fait la qualité d’un miel ? Est-ce que c’est l’endroit où les abeilles ont butiné ou pas ?

Laurent : oui, c’est ça. Il faut savoir que quand vous mettez une ruche à un endroit, l’abeille va à 3 kms autour de sa ruche, en sachant que l’abeille est un insecte. Ce n’est pas un robot. Quand on dit 3 kms, il y en a qui vont peut-être aller à 3 km 200, et d’autres à 3 kms 500.

Pour la labellisation bio, notre cahier des charges nous impose 5 kms autour de la ruche et qu’il n’y ait aucun traitement chimique dans ce rayon de 5 kms, ce qui n’est pas forcément évident.

Et dans certaines régions françaises, la labellisation est impossible, car il y a des cultures de colza, de maïs qui sont énormément traitées.

La qualité du miel, quand on est labellisé, le cahier des charges impose 5 kms.

La qualité dépend aussi du type de flore sur laquelle l’abeille va. Certains vont aimer des miels plus forts, comme le châtaignier, d’autres ne l’aiment pas parce que c’est trop fort.

On retrouve souvent du miel de thym dans le sud de la France, l’acacia. Ce sont des miels assez recherchés, pour leur qualité, parce qu’ils sont assez purs.

Et moi ici, en Normandie, j’ai un miel toutes fleurs, en sachant que je fais deux récoltes, une au printemps et une autre en été. Deux récoltes parce que les fleurs sont différentes entre le printemps et l’été, ce qui donne des saveurs un peu différentes au miel. On dira que l’été est un peu plus savoureux, parce que les fleurs sont un peu plus parfumées.

Modes de consommation du miel

Jean-Marc : une fois que l’on a choisi son miel, qu’on l’achète et que l’on se met à la cuisine, quelles sont tes recommandations pour la cuisine ? Dans le Mag des Coureurs, j’ai mis des recettes de gâteaux à base de miel. Par contre, le miel cuit, donc il doit perdre de ses priorités ?

Laurent : oui, tu perds 80 % des bienfaits du miel. Quand on travaille le miel en cuisine, gâteau ou gâteau sport, à partir du moment où tu as de la cuisson au-dessus de 70 °C – et pas que pour le miel d’ailleurs – et plus précisément 68 °C, tu perds 80 % de l’efficacité de ce que tu peux retrouver comme les antioxydants dont on parlait tout à l’heure.

Et quand on fait de la cuisine avec du miel et que l’on chauffe, c’est pour le côté sucré. C’est pour remplacer le goût du sucre par un sucre non raffiné.

Tous les produits bios de la boutique de Laurent sont à découvrir par là.

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Par Jean-Marc Enguiale, entraineur FFA 1er niveau et Triathlon BF5, TC du BEES, formation de base nutrition certifiée CPD.10 clés livre 3D
Créateur du Mag des Coureurs, et du pack Runner & Trailer.

 

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About the Author Jean Marc

Coureur et trailer avec une expérience de plus 25 ans d'expérience. Entraineur FFA 1er niveau et Triathlon BF5. TC du BEES. Formation de base nutrition certifiée CPD. Nous souhaitons vous aider à progresser en course à pied, à franchir un cap et à ressentir les bienfaits de cette pratique sportive.

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