Electrostimulation efficacité : Interview avec Pierre Michel Amiel

Cet interview au format MP4, MP3 avec une retranscription texte vous apprendra enormément sur la récuparation sportive de manière générale, par électrostimulation principalement.

J’arrive bientôt à la fin d’une phase intensive de tests concernant un produit de recuperation sportive : l’appareil d’électrostimulation Veino Plus Sport. A la différence d’autres produits du même acabit comme Compex ou Cefar, le Veino Plus Sport n’a qu’une seule fonction : aider le sportif à mieux récupérer après des efforts physiques.

Electrostimulation efficacité : Préambule

Avant de rédiger un test complet sur ce produit, je vous propose une interview avec Jean Pierre Amiel, cogérant de la société française. Nous abordons de nombreux sujets sur la récupération : les étirements, le glaçage, la compression, les massages, les différents protocoles et études du moment, et bien sûr le rôle de l’électrostimulation pour la récupération sportive.

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Elecrostimulation efficacité : Interview avec Pierre-Michel Amiel, cogérant de la société Ad Rem Technology

Jean-Marc : Bonjour et bienvenue sur le blog www.testeurs-outdoor.com/new, je reçois aujourd’hui Pierre-Michel Amiel de la société Veinoplus, avec lui nous allons aborder aujourd’hui principalement La récupération par électrostimulation après l’activité physique. Bonjour Pierre-Michel

Pierre-Michel Amiel : bonjour Jean Marc

Jean-Marc : Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs et visiteurs du blog et présenter par la même occasion la société Veinoplus Sport ?

Electrostimulation efficacité : Que fait on chez Ad Rem Technology ?

Pierre-Michel Amiel : Je suis cogérant de la société Ad Rem Technology qui fabrique le Veinoplus, Veinoplus est une gamme d’électro-stimulateurs qui a été lancée en 2004 dans le domaine médical.

Aujourd’hui nous avons trois applications médicales et une application dans la récupération du sportif, c’est une société française, basée à Paris et qui exporte dans une quarantaine de pays. La particularité de la société et de la gamme Veinoplus, c’est qu’on attache beaucoup d’importance à la recherche et avoir des résultats qui sont validés et approuvés scientifiquement, on dépense beaucoup d’argent dans la recherche et dans les études scientifiques avec les centres hospitaliers et L’INSEP.

Electrostimulation efficacité : Voilà l’appareil que je teste © Veino Plus

En France et à l’étranger et on essaye de démontrer les choses qu’on avance dans un monde où malheureusement il y a beaucoup de choses qui sont dites dans le sport pour des raisons marketing et on essaye de se distinguer par une approche scientifique.

Jean-Marc : Comme vous venez de le dire, Veinoplus Sport est née d’une étude scientifique avec une étroite collaboration de nombreux sportifs, pourquoi cette démarche, est-ce que les études qui existaient déjà sur ce domaine ne suffisaient pas ?

Pierre-Michel Amiel : C’est une bonne question, en fait nous avons une technologie qui a été lancée en 2004 comme je le disais dans le domaine médical et on s’est aperçu entre 2004 et 2010 que la technologie avaient des effets intéressants chez les sportifs, nous avons donc commencé à faire une première étude pour positionner les connaissances avec l’INSEP, c’est une étude qui était faite chez des footballeurs et nous avons comparé la récupération avec le froid et la récupération passive, nous avons donc approché de plus en plus les phénomènes physiologiques de cette récupération et nous avions pu comprendre qu’il y avait en fait deux types de récupération qui pouvaient être intéressants quand on avait une approche avec l’électrostimulation,

C’est d’abord une récupération locale, c’est-à-dire qu’on va chercher à améliorer la récupération des muscles qui ont travaillé, mais il y a une autre récupération qu’on appelait systémique ou globale, qui touche le corps entier et pour faire fonctionner cette récupération d’une manière satisfaisante, il faut avoir des vertus, ce qu’apporte notre électro-stimulateur. Notre ambition c’est d’approcher le plus possible la récupération active et si possible dans les conditions d’une récupération passive, je ne sais pas si c’est facile de communiquer sur des termes qui sont un peu spécifiques, mais on touche aux fondamentaux de la physiologie, ce qui est intéressant c’est qu’on va pouvoir parler précisément de la récupération.

Electrostimulation efficacité : Voilà tout mon attirail pour mieux récupérer...

Electrostimulation efficacité : Voilà tout mon attirail pour mieux récupérer… © testeurs-outdoor.com/new

Electrostimulation efficacité : Récupération active ou récupération passive ?

Jean-Marc : Tout à fait, déjà j’ai une question par rapport à ce que vous venez de dire, qu’est-ce que la récupération active et qu’est-ce que la récupération passive ?

Pierre-Michel Amiel : Quand on parle de récupération on mit de côté tout ce qui est nutrition, sommeil qui sont les indispensables, il n’y a pas de débat il faut avoir une bonne alimentation et il faut avoir des temps de récupération qui sont indispensables, vous qui faites de l’ultra-trail vous savez qu’on ne peut pas enchaîner des grosses doses d’entraînement ou de compétitions sans un minimum de récupération et que la nature reprend ses droits, après vous avez des récupérations qui permettent d’améliorer cette performance entre les sessions et qu’est-ce qui se passe en fait -ça a été reconnu entre les épreuves.

Vous avez d’abord un métabolisme qui va changer, il change à cause de l’augmentation du taux de lactate dans le sang, la modification du PH et la récupération naturelle va reprendre ses droits au bout d’une heure, deux, ou trois heures, donc si vous ne faites rien votre métabolisme va revenir au métabolisme de base pendant un certain temps.

La récupération active va chercher à raccourcir ce délai, c’est-à-dire qu’au lieu d’avoir deux heures de récupération entre les épreuves (ça dépend de la charge des épreuves aussi) on va essayer d’avoir une demi-heure ou trois quarts d’heure donc c’est bien connu en France c’est pratiqué moins systématiquement que dans certains pays comme l’Australie ou les États-Unis où là vous voyez les sportifs sur le banc de touche qui font de la récupération active avant de rentrer sur le terrain, etc.

En France, les sportifs le font à haut niveau et l’intérêt est de raccourcir ce temps de récupération, c’est une récupération qu’on va appeler métabolique systémique, c’est-à-dire qu’on va chercher à modifier le temps de récupération, c’est une des applications de notre appareil, après vous avez une autre récupération qu’on appelle locale, qui est bien connu, mais moins facile à mesurer il s’agit plus particulièrement de tout ce qui est relatif aux crampes ou aux courbatures, en anglais c’est Delayed-Onset Muscle Soreness, il y a eu beaucoup de recherches là-dessus et c’est moins facile à mesurer parce que c’est assez subjectif d’une part, deuxièmement ça dépend beaucoup des charges de travail musculaire et du type d’efforts qu’on fait et troisièmement pour avoir une connaissance scientifique de ces modifications il faut souvent faire des biopsies c’est assez invasif pour les athlètes.

Electrostimulation efficacité : Comment fonctionne Veino Plus Sport ?

Notre appareil d’électrostimulation joue sur les deux et comme vous le savez la clé pour un sportif c’est à la fois de pouvoir enchaîner des sessions, digérer les sessions et de ne pas avoir ces phénomènes de crampes et de courbatures et nous on joue sur les deux on joue à la fois sur le systémique, c’est-à-dire que sur une mi-temps de football, on va essayer de mieux récupérer pour envisager la deuxième mi-temps et aussi dans le running ou dans le Trail de pouvoir enchaîner les entraînements d’un jour à l’autre en ayant moins de courbatures et moins de crampes par exemple.

Donc ce sont deux phénomènes différent, il y a un phénomène métabolique global et un phénomène qui est local et on est les seuls aujourd’hui dans le monde à faire des recherches très précises sur ces deux phénomènes et croyez-moi c’est grâce à l’INSEP et grâce à nos partenariat internationaux qu’on fait avancer la recherche petit à petit.

Electrostimulation efficacité : L'appareil Veinoplus Sport ici en photo

Electrostimulation efficacité : L’appareil Veinoplus Sport ici en photo © Testeurs-Outdoor

Jean-Marc : On voit donc que l’électrostimulation sert énormément pour la récupération active, j’ai une première question, comment fonctionne l’électrostimulation ? Ça consiste en quoi au juste ?

Pierre-Michel Amiel : Quand on parle d’électrostimulation c’est un univers, il y a plusieurs technologies, en gros vous avez deux techniques : les TENS que vous connaissez sans doute, ce sont des appareils qui réduisent la douleur, qui sont axés sur l’anti douleur et puis vous avez l’EMS (électro-myostimulation), qui sont des appareils qui vont justement faire contracter les muscles, le principe des TENS c’est de couper la sensation de douleur, l’influx nerveux de douleur alors que dans la stimulation musculaire ce qu’on cherche c’est faire contracter le muscle, alors quand on va dans ce monde de l’EMS il y a deux grandes familles, il y a d’une part les muscles qui contractent et qui vont procurer un effet, c’est-à-dire qu’on va chercher à augmenter le volume musculaire, ou on va faire un effet de massage etc.

Et puis vous avez des produits comme le notre et nous on est très peu dans ce domaine qui vont contracter le muscle sans que celui-ci ne travaille, non pas pour avoir un effet sur le muscle lui-même, le muscle ne va pas changer son métabolisme, par contre il va avoir des effets sur les flux sanguins.

L’ intérêt de l’utilisation d’un appareil comme Veinoplus Sport c’est d’engager des flux sanguins qui vont être à peu près ceux d’une récupération active à 30% de VO2 Max, ce n’est pas facile à calculer, en récupération active le muscle va travailler alors qu’avec nous le muscle ne va pas travailler, on mesure avec des techniques très précises de spectroscopie proche infrarouge, c’est-à-dire qu’on ne peut pas dire que le muscle ne travaille pratiquement pas, pourtant il y a des volumes artériels et donc des volumes veineux qui vont être engagés, qui vont permettre une élimination meilleure du lactate et un apport de sang artériel de très significatif, alors ça c’est une science à part entière, tout le monde veut faire des volumes et des résultats, mais en réalité ces résultats ne se mesurent pas par les volumes que vous engagez au niveau local du sang etc…Mais par la performance, parce que le critère essentiel c’est savoir si derrière effectivement les athlètes ont bien récupéré et ont une meilleure performance.

Electrostimulation efficacité : Ses points forts

Jean-Marc : Quels sont les avantages de l’électrostimulation pour la récupération par rapport à des étirements par exemple ?

Pierre-Michel Amiel : Alors ça, c’est une question essentielle, on en parle beaucoup avec les kinésithérapeutes, les médecins du sport, si vous voulez dans les techniques dont je parlais en dehors de la nutrition et du sommeil, vous avez la compression , vous avez les étirements, vous avez aussi les électrostimulations, vous avez le chaud et le froid par exemple.

Alors pour ce qui est des étirements, il y a énormément de littérature sur les étirements, les étirements peuvent être très bénéfiques comme très négatifs, tout dépend de ce qu’on fait, mais les étirements, n’ont pas d’effet sur les lactates ça ça n’a pas d’effet sur la récupération métabolique globale , par contre ils peuvent avoir un effet, s’ils sont faits dans de bonnes conditions, il y a un débat là-dessus, ils peuvent avoir un effet sur la récupération locale : les membres, les muscles, les tendons…

Mais c’est très discuté encore, nous ne sommes pas dans le monde des étirements, on va dire qu’avec les étirements aujourd’hui il n’y a rien qui prouve que vous allez avoir une meilleure performance, vous allez avoir subjectivement – dans certains cas parce qu’il y a encore débat- un meilleur confort qui va se traduire par un sentiment de bien-être pour enchaîner les courses, par contre nous ne sommes pas dans le bien-être ou dans le confort, on est dans la performance, ce qu’on vise c’est une fois que vous avez fait cette récupération ou vous avez une meilleure performance ou vous n’avez pas de meilleure performance et ça se mesure à travers des tests ou bien de puissance ou bien de distance et nous on a fait les deux, puissance et distance.

Jean-Marc : Avec ces études sur les sportifs de haut niveau, est-ce que ceux qui faisaient des étirements les ont diminués au profit de l’électrostimulation ou est-ce qu’ils continuent toujours à s’étirer autant ?

Pierre-Michel Amiel : je voudrais insister sur une chose c’est que nous, on n’est pas du tout dans le monde des étirements, ce n’est pas notre métier, nous n’avons pas d’opinion sur l’étirement, pour les sportifs qui travaillent avec nous, ce qu’ils vont plutôt faire c’est moins de récupération active c’est-à-dire substituer à la récupération active et ça c’est important, nous avons des sports dans lesquels c’est protocolisé et quelques fois même la récupération active n’existait pas et il y a d’autres sports ou la récupération n’était pas assez efficace, il y avait par exemple la compression qui était mise pendant l’effort, pour nous il n’y a aucun problème puisque pour nous l’électrostimulation n’est pas utilisée pendant l’effort, mais la compression peut être utilisée après l’effort.

Electrostimulation efficacité : Veino Plus Sport utilise de simple et grand électrodes

Electrostimulation efficacité : Veino Plus Sport utilise de simple et grand électrodes. © Testeurs-Outdoor

C’est facile à comprendre qu’une bonne électrostimulation, comme l’appareil Veinoplus, va vous permettre d’engager des volumes sanguins beaucoup plus importants qu’une compression puisque la compression n’a pas d’effet si vous êtes assis, elle a un effet un petit peu anti-œdémateux, mais beaucoup moins fort alors ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas mettre votre compression, mais il faut privilégier l’électrostimulation et aujourd’hui les entraîneurs, les préparateurs, les kinésithérapeutes commencent à favoriser l’électrostimulation.

Electrostimulation efficacité : le froid est un allié de la récupération

Il y a un autre domaine dont je pourrais parler c’est le chaud et le froid, les études avec l’INSEP ont montré qu’il y avait peu de résultats sur la compression, par contre le froid à un pouvoir antalgique et le froid est bénéfique, aujourd’hui la plupart des personnes qui s’intéressent à la récupération, font un cocktail ou d’abord vous avez les fondamentaux, la nutrition, le sommeil, l’hydratation aussi est très importante je ne l’avais pas noté, puis après l’effort on commence par l’électrostimulation parce que le plus tôt on commence avec l’électrostimulation pour faire cette élimination des lactates et des déchets métaboliques le mieux c’est, il ne faut pas qu’ils s’installent au niveau du muscle, il faut les évacuer, apporter du sang oxygéné et après vous pouvez faire du froid et dans le froid vous avez la cryothérapie, vous avez les bains, vous avez la cryothérapie du corps entier, les gilets de froid, etc.

En fonction de l’effort vous pouvez utiliser plusieurs techniques, c’est évident qu’aujourd’hui que dès qu’il y a des épreuves dans lesquelles il y a des températures élevées, même si elles ne sont pas très élevées, on demande aux sportifs d’aller faire des bains de froid ou d’alterner le chaud et le froid, il y a d’autres techniques, le pouvoir du froid est reconnu il y a des études de l’INSEP que je conseille aux auditeurs de rechercher parce que c’est bien reconnu, le froid ne va pas engager des volumes sanguins, il ne va pas avoir d’effet sur les lactates ou vraiment anecdotique, par contre, il va se pratiquer après l’électrostimulation et va avoir des effets antalgiques excellents et les protocoliser.

Jean-Marc : En fait c’était la question suivante justement, l’électrostimulation peut-elle s’utiliser seule ou complétée d’autres formes de récupération active comme le glaçage ou le protocole RICE?

Pierre-Michel Amiel : Alors, juste une petite précision Jean-Marc le protocole RICE est un protocole qui est utilisé en général après les entorses et des choses comme ça, on ne conseille pas d’utiliser l’appareil en dehors d’un conseil médical quand il y a une blessure de type entorse, mais le protocole RICE n’est pas un protocole de récupération au sens strict, c’est un protocole de réhabilitation après une blessure.

Vous trouverez mon article sur le protocole RICE en cliquant içi.

Electrostimulation : Quid des massages traditionnels ?

Jean-Marc : Qu’en est-il des massages ?

Pierre-Michel Amiel : Les massages sont importants, ils apportent énormément de confort aux sportifs, c’est un moment de détente et de remise en forme, là aussi si on prend les études scientifiques qui ont été faites, le massage n’apporte pas la même chose qu’une électrostimulation de récupération comme notre appareil, ça ne veut pas dire qu’un massage très bien fait n’est pas bon, au contraire un massage très bien fait peut être excellent, mais autant d’athlètes autant de masseurs et aujourd’hui impossible d’imaginer sauf pour des gens qui font Roland Garros et des sportifs individuels, mais il est impossible d’avoir autant de masseurs et de bons masseurs, qui ne sont pas forcement de même pratique, mêmes dans des équipes de foot de haut niveau vous n’avez pas autant de masseurs que d’athlètes.

Le massage si vous voulez s’inscrit dans ce cocktail, panel de méthodes, mais là aussi nous avons beaucoup moins de preuves scientifiques sur les performances après le massage, bien sûr le bien-être, le délassement sont importants, mais si on parle de performance nous ne sommes pas dans le même monde, ce qu’on veut faire c’est refaire une performance, par exemple dans le cyclisme on travaille avec des cyclistes qui sont bien massés après les étapes, ils apprécient énormément, c’est un moment de relaxation, n’empêche qu’ils font tout de suite le Veinoplus aussi, parce que le Veinoplus permet de garder le massage, on peut même être massé en faisant l’appareil et donc vous potentialiser quelque part, vous amenez encore plus de récupération, on associe aujourd’hui dans des sports comme le canoë-kayak, plusieurs techniques comme le gilet de froid au Veinoplus, l’avantage de notre appareil c’est qu’il peut être facilement associé a d’autres techniques.

Jean-Marc : si on utilise Veinoplus sur les mollets ou sur les cuisses, est-ce qu’on peut utiliser le glaçage sur d’autres parties du corps ?

Pierre-Michel Amiel : vous pouvez utiliser un gilet de froid pour baisser votre température central, ce qui est très important quand il fait chaud, faire baisser la température central est un enjeu, il y a beaucoup de recherches sur le rôle de la température dans la récupération, c’est un sujet de recherche aujourd’hui à l’INSEP et dans d’autres centres de recherche, par contre comme je disais il faut mettre le Veinoplus avant le glaçage sur les jambes par exemple, c’est très important, si vous voulez cette sensation d’antalgie de froid est un peu nuisible à l’électrostimulation, il faut toujours faire l’électrostimulation avant le froid.

Le massage peut aussi faire du bien... © saap585 - Fotolia.com

Le massage peut aussi faire du bien…
© saap585 – Fotolia.com

Si vous faites du froid sur le haut du corps, ou avec un gilet pour faire baisser la température, ce n’est pas un effet antalgique, c’est un effet pour faire baisser la température, sur les bras ou sur les jambes c’est pour avoir un effet antalgique et anti courbature qui est reconnu et là aussi vous devez faire attention, quand on parle du froid est-ce qu’il s’agit de froid à dix degré, de froid alterné, aujourd’hui le froid alterné est un peu moins privilégié, on peut par exemple faire des séances de froid successives plutôt que de rester longtemps dans du froid.

J’invite les auditeurs à se rapprocher des études faites par l’INSEP parce que nous ne sommes pas spécialiste de toute la récupération, on connait bien la récupération avec notre appareil, ils verront que s’ils sont à jour de leurs enquêtes sur ces études qui sont diffusées, ils pourront éviter de prendre des techniques qui sont un peu trop anciennes alors qu’aujourd’hui il y a des études qui disent de privilégier cette technique par rapport à une autre technique et notamment dans le froid, il y a différentes sortes de froid, il y a des froids qui fonctionnent mieux que d’autres, l’alternance (chaud froid) est plus privilégié que le froid par succession, mais ce n’est pas mon secteur, ce n’est pas mon domaine de compétence, c’est pourquoi je dis d’aller voir les études publiées par l’INSEP.

Electrostimulation efficacité : Le fonctionnement de l’appareil Veino Plus Sport

Jean-Marc : On va revenir à Veinoplus Sport, j’ai pu voir en le testant, qui avait deux utilisations : locale et globale, on va commencer d’abord par la globale, pourquoi il faut se concentrer d’abord sur les mollets ?

Pierre-Michel Amiel : Je vous remercie de me poser cette question Jean-Marc, si vous voulez avant notre appareil et sans être prétentieux, la récupération était vue comme une récupération sur les muscles qui avaient travaillé, le principe c’est de dire que les gros muscle comme les quadriceps sont à privilégier notamment pour les coureurs et donc les mollets sont finalement un peu négligés, nous avons apporté ce concept qui est notre concept fondamental, je sais que c’est nouveau, mais c’était reconnu dans le médical, depuis longtemps on sait dans le monde médical, qui est notre origine, on sait que la pompe du mollet est essentielle, vous avez un espèce de second cœur, un cœur périphérique qui se trouve dans le mollet et qui permet le retour veineux vers le cœur, il se trouve que si vous stimulez les mollets d’une manière intelligente, on va dire que tous les électro-stimulateurs ne se ressemble pas et tous ne le font pas, vous allez pouvoir engager cette pompe et engager des volumes artériels et donc veineux beaucoup plus importants que si vous allez jouer sur d’autres muscles.

L'appareil est disponible dans la Boutique Sports Outdoor en cliquant sur l'image.

L’appareil d’electrostimulation efficacité est disponible dans la Boutique Sports Outdoor en cliquant sur l’image. © Boutique Sports Outdoor

Et vous allez avoir un effet de second cœur, de cœur périphérique qui va se mettre en marche si on a une stimulation qui est sophistiquée, ce n’est pas à la portée de tous les appareils parce qu’il ne faut pas que le muscle travaille, il faut être dans de bonnes fréquences, il faut aussi que ce ne soit pas douloureux.

Il faut qu’à la fin vous ayez un vrai résultat, ce qu’il faut c’est une conséquence sur votre performance, nous on est parti de notre savoir faire médicale et on a fait évoluer ce signal pour l’optimiser comme un second cœur et quelque part avoir les mêmes résultats métaboliques qu’une récupération active,

Ça, c’est la base de notre technologie, nous on dit que quel que soit le sport, à partir du moment où vous avez une fatigue générale, vous avez fait du canoë, du foot ou un 100 mètres, vous avez une fatigue générale, cette fatigue générale va se traduire par une augmentation de certains paramètres et une diminution d’autres paramètres, donc le métabolisme va changer et il faut ramener le plus vite possible les éléments à l’homéostasie c’est-à-dire à la norme, si vous utilisez le mollet c’est le plus rentable, maintenant vous avez des muscles qui ont une charge de travail particulière par exemple les bras ou les quadriceps et là vous pouvez en général dans des sports d’endurance comme le Trail ou le quadriceps est très sollicité, à ce moment-là ces muscles (en fonction des personnes) vont être plus sollicités et donc on va mettre sur les muscles qui ont été sollicités pour éviter les courbatures, pour éviter les crampes et ça c’est un problème local.

Alors je vais vous donner un exemple, en canoë-kayak aux jeux olympiques, notre appareil a été utilisé en récupération globale sur les mollets, c’est-à-dire qu’on peut se servir des bras, mais ne pas avoir les bras très fatigués, parce que c’est un sprint on va travailler sur des épreuves assez courtes et finalement les bras n’ont pas une charge de travail énorme, par contre une fatigue métabolique très lourde, on va récupérer entre les manches avec les mollets et si par contre on fait des entraînements très durs ou des 1000 mètres, on va récupérer sur les bras qui ont travaillé et c’est pareil pour tous les sports.

Si vous faites un enchaînement de 400, des mi-temps, ou des manches de taekwondo et du judo vous allez avoir une fatigue globale sur laquelle vous allez avoir une récupération avec l’appareil en le mettant sur le mollet parce que c’est votre second cœur, alors ça nous sommes les seuls à le dire aujourd’hui, la littérature est très claire, mais encore faut-il l’utiliser intelligemment c’est-à-dire que cette récupération active est nécessaire quand vous voulez enchaîner des épreuves, enchaîner des sessions, enchaîner des manches, des matchs, par contre pour tout ce qui est local c’est des muscles qui ont souffert, qui ont travaillé, typiquement quand vous avez fait un marathon, un long Trail, une étape de cyclisme, il faut privilégier les muscles qui ont été très sollicités et à ce moment-là vous avez le bénéfice de prévenir les courbatures ou les crampes.

Electrostimulation efficacité : durée des séances

Jean-Marc : Pour que l’électrostimulation soit efficace, quelle est la durée d’application sur les mollets ou sur les cuisses ?

Pierre-Michel Amiel : On va dire que c’est très clair qu’il y a un effet de dose, on va distinguer deux éléments :

Premier élément vous avez un temps de récupération qui est très faible entre les tours comme je disais, vous êtes lié à la durée de l’intermatch ou l’intermanche, ce qu’on peut dire aujourd’hui c’est que grosso modo avec notre appareil si vous n’avez pas au minimum trois minutes vous n’avez aucun effet, les effets vont se déclencher, ça c’est prouvé on voit les taux dans les courbes, les taux commencent à changer au bout de trois minutes, en dessous de trois minutes il n’y a rien à faire, dans le tennis par exemple où vous avez 1 minute 30s, ce n’est pas la peine d’y penser, mais au bout de trois minutes vous voyez des effets évidemment si vous ne faites que trois minutes et vous avez une autre manche après c’est peu, nous avons des équipes de foot qui ont protocolisé l’appareil, notamment en ligue 2 et en ligue 1 à la mi-temps et qui l’utilisent en moyenne -puisqu’ils l’ont utilisé pendant presque une saison- ils arrivent à l’utiliser entre cinq et neuf minutes, ils ont un quart d’heure il faut qu’ils rentrent, etc., mais si on est bien préparé, on peut l’utiliser entre cinq et neuf minutes, nous on sait que pour une mi-temps utiliser l’appareil neuf ou sept minutes c’est très bien, ça vous permet déjà de bien récupérer.

Pour répondre à votre question, si vous avez des épreuves très longues, un semi-marathon ou un marathon par exemple, il est évident qu’il faut utiliser l’appareil 20 minutes, ou une demi-heure, voir plus parce que là vous avez des dommages musculaires très importants, en gros on va dire quand a une épreuve courte on peut se satisfaire d’un temps minimal de récupération, quand vous vous faites des entraînements , vous par exemple j’imagine que vous faites des entraînements tous les soirs par exemple, on travaille avec des triathlètes qui ont des entraînements de 3 heures, 4 heures tous les jours, là une demi-heure qui est le programme de Veinoplus suffit et puis quand vous êtes dans la phase compétition, une demi-heure est le minimum, plus vous en faite mieux c’est, parce que lors de cette compétition les muscles ont vraiment souffert.

Par exemple nous avons équipé des athlètes pour le Marathon des Sables, qui avait une très grosse dose d’épreuves, nous leur avons dit de faire une demi-heure minimum voir une heure le soir, de même en Xterra, les athlètes à qui on avait donné l’appareil, l’utilisaient entre une demi-heure et une heure, en positionnant les électrodes sur différents muscles, mais ils ont pu encaisser des charges d’épreuves très lourdes sur une semaine, là nous sommes sur des épreuves de types raids et si vous voulez c’est normal qu’on fasse confiance à l’appareil, mais au moins qu’on l’utilise sur une durée plus longue, ça reste exceptionnel on ne fait pas un marathon tous les jours, mais il y a des gens qui ont des épreuves exceptionnelles et nous les accompagnons, il y a des retours unanimes sur la prévention des courbatures et des crampes sur les épreuves longues, par contre la stimulation doit être plus longue, oui il y a un effet de dose clairement.

Jean-Marc : Pour les athlètes qui s’entraînent 6/7 jours, est-ce qu’ils peuvent utiliser le Veinoplus Sport le jour de récupération?

Pierre-Michel Amiel : Nous avons plusieurs scénarios d’utilisation, premier scénario c’est le plutôt possible après l’entraînement, deuxièmement dans la vie de tous les jours, à partir du moment où vous avez des stations assises prolongées, des transports, vous l’utilisez, à part ça il n’y a pas énormément de raisons de l’utiliser sauf si vous êtes en station debout prolongée, c’est-à-dire qu’il va se créer des stase veineuses et tout ce que vous ferez pour éliminer ces stase veineuses sera bénéfique, il faut savoir que les sportifs ont souvent des veines qui sont sur-calibrées.

Ils ont des veines qui augmentent de calibre, donc ils vont avoir des phénomènes de stase veineuses plus importants que les personnes non sportives et toute station assise ou debout prolongée est vécue comme une agression, un petit coup de Veinoplus le soir va être bénéfique et puis surtout dans les périodes de transport, il y a beaucoup d’athlètes qui aiment l’appareil quand ils prennent l’avion ou quand ils ont de longs trajets en bus parce que pour les mêmes raisons la circulation va être faible et c’est un peu nuisible, ça c’est ce qu’on appelle la stase veineuse ou le mauvais retour veineux, mais qui est particulièrement existant chez ces sportifs, alors tant qu’ils font du sport après, tant qu’ils bougent, les muscles se contractent, on va dire que ca va compenser ces phénomènes de stase veineuse.

Par contre plus les athlètes vieillissent 30, 35 ou 40 ans plus ils vont utiliser Veinoplus, parce que leur circulation a été modifiée, le calibre de leur veine a été modifié et finalement ils sont pénalisés puisqu’ils ont moins de charge d’entraînements et un système plus âgé, nous avons tendance à voir cette utilisation en dehors des périodes de compétitions chez les sportifs un peu plus âgés que chez les jeunes qui eux n’ont pas encore cette augmentation de calibre des veines par exemple.

Electrostimulation : A quelle intensité devons nous l’utiliser ?

Jean-Marc : Comment savoir la bonne intensité quand on utilise le produit ? J’utilise Veinoplus sport en ce moment et j’ai du mal à calibrer et à savoir si je suis à bonne intensité ?

 Pierre-Michel Amiel : C’est un vrai sujet, vous avez raison, la réponse est très simple, d’abord il faut dire que la réaction que vous avez, la diffusion du signal à travers les électrodes va dépendre de plusieurs facteurs, l’âge des électrodes en gros, l’état de votre peau est ce qu’elle est sèche, est-ce qu’elle est humide, la position des électrodes, nous avons des électrodes contrairement à d’autres fabricants larges et qui acceptent d’être mises d’une manière moins précise, on ne cherche pas le point moteur, ça, c’est très important, il y a le fait d’avoir des crèmes, alors il faut éviter cela.

L’important dans notre technologie et ça nous l’avons mesuré avec des machines à ultrason dédiées, l’important est que vous ayez un bon battement, que votre battement soit visible, quelquefois en fonction de l’âge des électrodes, de l’état de la peau, etc. il peut y avoir quelques volts de différence, mais l’important c’est d’avoir un bon battement, une fois que vous avez un bon battement, on sait que les flux engagés à partir de 3 ou 4 minutes, ça peut être très rapide aussi, une minute chez certains athlètes qui ont de super muscles, vous avez des flux engagés qui sont suffisants pour la récupération.

Deuxièmement, il ne faut jamais que le battement soit douloureux, ça n’a absolument aucun intérêt, vous n’avez pas plus de sang qui va arriver si votre muscle travaille énormément parce que nous, nous avons mesuré cette consommation d’oxygène par le muscle pas besoin qu’il batte beaucoup, pas besoin qu’il engage une grosse contraction, il y a juste un effet de seuil à partir du moment où vous avez une contraction bien visible et si jamais vous ressentez une petite douleur à la contraction parce que le voltage est trop haut il suffit de diminuer d’un ou deux volts, simplement une bonne contraction bien visible sans douleur suffit largement et ça c’est démontré si vous voulez c’est-à-dire qu’on a mesuré l’efficacité de cette contraction, par contre le voltage peut être un jour différent même de plusieurs voltes, sur moi-même qui suis un bon connaisseur de l’appareil, en fonction des électrodes, de la température ambiante ou de l’humidité je peux avoir plusieurs volts différents, mais je ne me fie qu’aux battements, le battement doit être confortable.

Retrouvez tous les produits de la gamme sur la Boutique Sports Outdoor

Retrouvez tous les produits de la gamme d’electrostimualtion efficacité sur la Boutique Sports Outdoor. © Boutique sports Outdoor

Jean-Marc : Vous avez parlé tout à l’heure de la concurrence comme Compex ou Cefar qui proposent aussi de la récupération dans leurs programmes, quelles sont les différences avec le Veinoplus Sport?

Pierre-Michel Amiel : J’invite les auditeurs à regarder précisément les études qui ont été publiées, en fait c’est très simple aujourd’hui, il n’y a pratiquement que nous à ma connaissance qui avons publié des études avec des résultats significatifs sur les performances, ça c’est la première chose, ce qu’on cherche à la fin c’est d’améliorer sa performance, on ne fait pas du marketing, on est là pour l’utiliser dans les meilleures conditions, ensuite c’est vrai qu’on est plus jeune que les sociétés que vous avez cité c’est normal qu’on se compare à eux, la différence c’est de se concentrer pour nous sur des phénomènes d’engagement des flux sanguins de maximiser les résultats sur les volumes engagés de flux, pour drainer, éliminer et après avoir ce confort, ces propriétés d’amélioration des conditions de récupération, alors que les autres sociétés ne sont pas arrivé là.

Si vous voulez on essaye toujours d’arriver à avoir des résultats, mais il y a un choix des composants, il y a un choix des fréquences qui est important de notre part et qui fait l’objet de recherches tous les jours, il faut voir à la fin qu’est ce qui est mieux en termes de résultats, il y a des sociétés qui vont dire qu’il faut agir sur les gros muscles nous on dit qu’il faut agir sur le second cœur qui le mollet, il y a des sociétés qui vont dire qu’il faut être couché pour stimuler, nous on va dire non, si vous voulez avoir une bonne stimulation, il faut avoir une certaine position, donc nous, nous avons été très précis dans les conditions optimums de l’utilisation du matériel et aujourd’hui je crois qu’il n’y a pas tellement photo sur les résultats, alors c’est normal comme dans la compression il y a différentes marques qui vont proposer et avancer des résultats, l’important pour moi est d’avoir des partenaires et des utilisateurs qui savent exactement ce que fait l’appareil et pourquoi il est bon, alors c’est la recherche, on va dire que l’appareil qui a été utilisé aux jeux n’est pas l’appareil d’aujourd’hui et que l’appareil de demain sera encore différent.

Abaisser sa température corporelle est un bon complément à l'electrostimulation... © Piumadaquila - Fotolia.com

Abaisser sa température corporelle est un bon complément à l’electrostimulation…
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Electrostimulation efficacité : La recherche continue…

Chaque jour on essaye d’avancer la recherche et quand je dis la recherche, c’est cette différenciation entre la récupération systémique ou globale et la récupération locale c’est quelque chose que nous sommes les seuls aujourd’hui à avoir mis en avant et qui fait changer la vision des choses, les gens comprennent qu’il y a un avant, un après études Veinoplus sport, on peut faire des choses différentes, nous ne sommes pas dans le même monde on veut récupérer rapidement entre les épreuves ce n’est pas pareil que de ne pas avoir de courbature après un marathon et c’est vrai vous le savez, je fais un 100 mètre et je n’ai pas la même fatigue que si je fais un marathon, c’est une fatigue qu’on prend en charge différemment et aujourd’hui les préparateurs physiques nous font confiance et on travaille de plus en plus sur des protocoles de récupération, ou on associe le froid ou bien les massages et c’est l’ensemble qui va faire que l’athlètes auront des médailles ou des victoires, mais je pense que la récupération a été pendant longtemps sous-estimée, on s’est dit c’est que le sommeil, c’est un des fondamentaux le sommeil, l’hydratation aussi, mais quand veut un gain marginal et ce gain marginale est de plus en plus dur à avoir, nous avons établi plusieurs scénarios et chaque préparateurs aujourd’hui avec toutes ses pièces de puzzles, commence à dire que l’électrostimulation est essentielle, parce qu’elle permet de faire ce que d’autres choses ne permettent pas.

Typiquement par exemple la récupération active qui est essentielle n’est pas pratiquée et l’électrostimulation peut être une alternative, nous avons des gens aujourd’hui qui disent je le fais en alternative parce que je ne peux pas faire ma récupération active et puis il y a des problèmes à la récupération active, notamment la récupération active va entamer vos réserves en glycogènes si vous avez une épreuve avec une mi-temps puis une prolongation vous avez entamé vos réserves en glycogènes et si vous faites de la récupération active vous allez encore entamer ces réserves parce que le glycogène va mettre du temps à être synthétisé et si vous voulez nous on ne doit pas faire travailler le muscle avec notre appareil,

Egalement pour les crampes il est assez intéressant de voir qu’il y a beaucoup de retours très positifs sur l’utilisation de notre appareil en récupération locale pour prévenir les crampes, il ne faut pas dire que 100% des sportifs vont éliminer leurs crampes, les crampes c’est un monde compliqué il y a beaucoup de débats, nous ce qu’on voit c’est qu’il y a beaucoup de sportifs qui peuvent terminer des matchs dans de bonnes conditions parce qu’ils ont pu repousser cette crampe qui arrive en général en fin de deuxième mi-temps par exemple ou en fin d’épreuve, comme je disais c’est un monde très particulier, on ne va pas dire que l’appareil prévient à 100% les crampes, mais les retours mêmes dans des compétitions internationales sont très favorables et c’est ça qui est très intéressant, on fait avancer si vous voulez la démarche scientifique et la j’invite les auditeurs à nous contacter s’ils veulent plus d’éléments sur le fonctionnement de l’appareil.

Electrostimulation efficacité : Les prochaines évolutions

Jean-Marc : Pour finir, j’ai deux dernières questions à vous poser, quelles sont les prochaines évolutions générales sur l’électrostimulation ?

Pierre-Michel Amiel : C’est assez intéressant comme je vous disais, dans l’électrostimulation il y a les antalgiques, les TNS, vous avez l’EMS, dans l’EMS il y a deux types de signaux, les signaux qui sont destinés à la force, à l’endurance, à améliorer tout cela et vous avez des fréquences comme les nôtres qui sont destinées des à la récupération, c’est-à-dire qu’on ne cherche pas à ce que le muscle travaille, on ne va pas lui faire de la gonflette, on ne va pas chercher à améliorer la puissance musculaire, on se sert du muscles pour faire jouer des phénomènes métaboliques ou en engrange du flux sanguin.

Pour répondre à votre question il y a d’autres domaines qui sont intéressants, notamment avec l’électostimulation, c’est ce qu’on appelle la potentiation, c’est-à-dire qu’on va essayer de donner des stimulus au muscle pour que celui-ci réagisse mieux, c’est-à-dire qu’on va le conditionner, nous on travaille beaucoup sur ce type de dossier c’est-à-dire que le muscle va être sollicité dans les minutes ou les secondes après la stimulation et on va donc le conditionner pour qu’il réponde mieux, donc ça c’est un chantier de recherche intéressant, il y a des machines qui disent qu’ils font de la potentiation, les résultats sont plutôt théoriques que réelles.

Ensuite vous avez ce chantier dont je parlais tout à l’heure des DOMS ou courbatures en français, qui est un chantier très noble, vous les connaissez bien ces courbatures qui sont naturelles, ce n’est pas mauvais d’avoir des courbatures au contraire c’est sain ça prouve qu’on a travaillé le muscle, mais c’est un domaine très intéressant parce que là il y a un chantier de recherche qui est très profond et nous on travaille beaucoup sur les courbatures et comment comprendre le phénomène des courbatures qui pour nous n’est pas encore aboutit, ce sont les deux grands chantiers sur lesquels on travaille aujourd’hui dans la société et puis avec les équipes de recherches avec qui on travaille.

Jean-Marc : Ma dernière question concerne l’appareil Veinoplus Sport, c’est une utilisation très simple avec deux électrodes, deux boutons et un bouton de démarrage, vous travaillez déjà j’imagine sur les nouvelles versions de l’appareil, quelles seraient les améliorations qui pourraient être apportées dans un futur proche ?

Pierre-Michel Amiel : Veinoplus Sport est l’héritier d’une gamme médicale, donc nous ce qu’on sait bien faire c’est le diffuser, on ne cherche pas à faire des appareils gadgets, on n’est pas la pour faire 50 programmes, nous ne sommes pas là pour faire des programmes qui sont inutilisables ou des canaux qui ne servent à rien.

Notre appareil il une particularité chaque électrode peut être utilisé sur un mollet c’est une sorte de deux canaux, ça, c’est important au lieu d’avoir 4 électrodes, nous n’avons que deux électrodes on n’a pas besoin d’avoir trop de canaux du fait de notre technologie qui est très particulière, après dans l’évolution ce qu’on veut c’est sortir uniquement des signaux et des appareils dont les résultats sont prouvés ce est-ce que je disais au début de cette conversation, ça ne nous intéresse pas de faire un appareil multicanal si on n’apporte pas quelque chose avec le programme qu’on va sortir, à ce moment la ce n’est pas intéressant, nous ce qu’on veut c’est sortir un appareil avec d’autres applications qui peuvent être différentes de ce que connait le marché aujourd’hui.

On veut être innovant, nous aurons des appareils qui apporteront quelque chose et qui sera prouvée. La troisième chose que je voudrais souligner c’est qu’aujourd’hui quand parle aux athlètes et qui peuvent utiliser des appareils multiprogrammes, qui ont 10, 20 ou 50 programmes…il faut savoir qu’à 80 à 90% ils utilisent seulement les programmes de récupérations qui ne sont d’ailleurs pas forcement les meilleurs, le souci en général de l’utilisation d’un appareil de stimulation par un sportif c’est la récupération, c’est pourquoi nous avons conçu cet appareil pour la récupération parce que ça correspond à un vrai besoin du sportif et il fallait être simple et ça c’est important parce qu’une fois que vous avez fait votre activité vous ne voulez pas vous casser les pieds à choisir un programme et régler différents paramètres donc nous on peut vous donnez un programme préétabli.

Nous avons pensé au programme pour vous, c’est notre métier, on a essayé de faire le meilleur programme. Vous pouvez arrêter le programme quand vous voulez , on ne vous dit pas qu’il faut minimum trois minutes pour que la deuxième séquence se met en route, parce que ca arrive sur d’autres appareils où il y a plusieurs fréquences qui se succèdent et on vous dit telle fréquence est pour faire ça, telle fréquence est pour faire ça, c’est souvent inexact et il y a des fréquences qui sont utiles, mais il faut que l’utilisateur puisse arrêter sans attendre la fin de la séquence ou du programme, nous on vous dit que vous pouvez utiliser l’appareil dans des périodes courtes ou dans des périodes longues,

C’est un appareil qui est facilement utilisable et nous avons pensé pour vous à un programme qui est prouvé garanti et utile, je pense que la simplicité est un élément clé de l’utilisation, enfin vous avez testé l’appareil vous avez vu que c’était très simple, deuxièmement nous en tant que professionnels il faut qu’on présente aux utilisateurs une promesse réelle, on vous fournit autre chose, en gros si vous ne faites pas de sport, l’appareil ne vous sert à rien, si vous faites beaucoup de sport l’appareil pourrait vous servir, plus vous faites du sport plus il faut essayer toutes les méthodes.

Il n’y a pas que cette méthode, nous ne sommes pas là pour dire qu’il n’y a qu’une méthode de récupération, troisièmement c’est un appareil qui doit être abordable, évidemment qu’on peut faire beaucoup de canaux, mais après il y a un prix plus élevée, nous on sait faire ce n’est pas un problème de technologie, mais si on veut faire bénéficier au plus grand nombre d’utilisateurs sportifs, que chacun ait son appareil facile à utiliser on ne peut pas non plus proposer des appareils à plusieurs centaines d’euros, parce qu’à ce moment-là ils sont inabordables et on passe à côté d’une bonne récupération pour reprendre ce que vous disiez, le succès des étirements c’est le fait de le faire tout seul, pas besoin d’un équipement, l’électro-stimulateur est un équipement il faut de l’investissement et ca nécessite une implication dans une logique de récupération.

La récupération c’est important l’hydratation, la nutrition, le sommeil et après j’ai la récupération et la récupération c’est très implorant dans la durée je ne le fais pas une fois je l’intègre dans mon protocole une fois que je fais ma session, tous les athlètes le font le soir après l’entraînement, dans les compétitions et dans le transport et ça c’est très important, ça doit devenir un protocole et la c’est tous les jours et comme c’est simple on peut le faire tous les jours.

Jean-Marc : L’interview touche à sa fin, je pense que les auditeurs et les lecteurs du blog pourront comprendre l’importance de l’électrostimulation dans la récupération, je vous remercie pour toutes ces précisions et pour cette interview.

Pierre-Michel Amiel : C’est très aimable de m’avoir appelé, je suis un peu bavard quand on parle de Veinoplus Sport, on est passionnés dans la société que je rappelle est une société française et nous défendons à cette occasion les athlètes français, je suis content que vous m’ayez interviewé, il y a beaucoup de chance de pouvoir développer ce produit aujourd’hui et de pouvoir travailler avec des experts et de faire avancer la récupération grâce a l’électrostimulation.

Jean-Marc : Je vous souhaite une bonne journée et je vous dis à une prochaine.

Pierre-Michel Amiel : Merci beaucoup Jean-Marc

Jean-Marc : Si cette interview vous a plu dites-le sur Facebook, twitter ou Google +, si vous avez des questions sur le Veinoplus ou sur l’électrostimulation en général vous pouvez poser vos questions sur le blog dans les commentaires sur www.testeurs-outdoor.com/new.

Que pensez vous de l’utilisation de l’électrostimulation pour votre récupération post efforts ? Utilisez vous déjà Veino Plus Sports ou un autre appareil du même genre ? 

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About the Author Jean Marc

Coureur et trailer avec une expérience de plus 25 ans d'expérience. Entraineur FFA 1er niveau et Triathlon BF5. TC du BEES. Formation de base nutrition certifiée CPD. Nous souhaitons vous aider à progresser en course à pied, à franchir un cap et à ressentir les bienfaits de cette pratique sportive.

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